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Empoisonnement de Napoléon

 

 

VÉRITÉS  • MENSONGES

 

 

LETTRE DU PRÉSIDENT DE LA SNI 

 

 

Ben Weider

 

           Il y a une trentaine d'années, lorsque j'ai commencé mes recherches avec le Dr. Sten Forshufvud de Suède, un doute m'est venu sur la version officielle, traditionnelle, de la mort de Napoléon. Version, qui, depuis 1821, s'était transmise de génération en génération, se fondant dans l'Histoire et la mémoire collective sous la forme d'une image convenable, rassurante, presque d'une image pieuse avec laquelle chacun de nous avait grandi, et qui avait toujours fait partie de sa légende.

            Pourtant, il m'a semblé que, derrière cette version officielle jamais mise en doute sérieusement, il pouvait exister une autre hypothèse que l'on avait toujours refusé d'examiner : celle d'un crime odieux soigneusement masqué. J'ai donc décidé de suivre une piste nouvelle en écartant les idées toutes faites, dangereuses parce qu'elles aveuglent et paralysent la pensée.

Pendant des années, je me suis attaché à détecter les mensonges, à traquer des faits inconnus, à faire le tri du vraisemblable et de ce qui ne l'était pas dans le contexte trouble et troublé de l'époque.

Je souligne que n'étant pas français mais canadien, je n'ai été sous l'influence d'aucune arrière-pensée culturelle, politique ou historique à ce sujet.

Sans les déformer, j'ai simplement examiné les faits sous un angle nouveau, et j'ai suivi chaque piste aussi loin qu'il était humainement possible de le faire cent cinquante ans plus tard. C'est pour faire progresser la connaissance que j'ai mené une enquête dépourvue de préjugés, « libre », désintéressée et que je l'ai mise au service de la vérité. Mais je savais que toute démonstration factuelle et plausible ne serait jamais rien d'autre qu'une forte présomption.

J'avais compris de longue date que seule la science pourrait trancher et prouver de manière incontestable ma thèse de l'empoisonnement. Je n'ai jamais craint son verdict, car ce verdict, je l'attendais dans un seul but : devant la dimension d'un personnage comme Napoléon, il me semblait inconcevable que l'on puisse, aujourd'hui encore, demeurer dans l'ignorance de ce qui avait mis un terme à son extraordinaire trajectoire.

C'est donc vers la science que je me suis tourné. Aujourd'hui, en ce qui concerne l'empoisonnement de Napoléon, les résultats sont formels, les preuves existent, la vérité – étayée par les analyses scientifiques – est incontestable.

N'a-t-on pas fait appel ces dernières années à des tests d'ADN pour identifier les restes de la famille impériale russe ? A-t-on jamais récusé l'aide de la science dans d'autres domaines de l'Histoire : archéologie, et, notamment, égyptologie ? A-t-on mis en doute les résultats obtenus par les scientifiques et rejeté leurs conclusions ? Les historiens les ont-ils priés de se pencher sur d'autres problèmes ? Si, dans tous ces cas, les résultats obtenus par les scientifiques ont été acceptés et ont fait foi, c'est parce que l'on ne recherchait qu'une chose : la vérité absolue pour faire progresser la Connaissance.

            Lorsque j'ai entrepris mes premières recherches pour élucider les causes réelles du décès de Napoléon, je n'imaginais pas que la vérité aurait tant de mal à s'imposer en France.

Les analyses faites à ma demande par l'Institut de Médecine Légale de Strasbourg ont été réalisées par les scientifiques du plus haut niveau qui se puissent trouver. Or, à quoi assiste-t-on depuis la communication de leurs conclusions ? Au singulier spectacle d'un petit groupe d'historiens – dont il convient de souligner que certains ne le sont même pas – qui, non contents de s'être « auto-adjugé » Napoléon et le Premier Empire, se sont en outre « auto-proclamés » censeurs de référence, s'autorisent à ridiculiser ouvertement et publiquement cette thèse de l'empoisonnement, jetant, du même coup, le discrédit sur des travaux scientifiques auxquels ils n'entendent rien.

Une chose est certaine : leur refus ne se peut plus justifier par le hasard, la crédulité ou l'ignorance, et, désormais, la véritable question qui se pose encore n'est pas :« Comment » est mort l'Empereur, mais : « Pourquoi », cent-quatre-vingt deux ans après, ces historiens s'obstinent dans leur refus d'accepter une réalité attestée par la Science.

 

 

Ben Weider, C.M., C.Q., SBStJ, Ph.D.

Président

 

 

 

Jean-Claude Damamme, FINS

 

Empoisonnement de Napoléon

 

 

VÉRITÉS  • MENSONGES

 

 

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Remettez cette épée à mon fils

Mort de napoléon à Ste-Hélène

« Les grands ouvrages que j’ai exécutés et le code de lois que j’ai formé résisteront à l’épreuve du temps et les futurs historiens vengeront les torts que m’auront fait subir mes contemporains. »

 

Citation de Napoléon recueillie par le Dr. B.E. O’Meara à Ste-Hélène


AFFAIRE DE L’EMPOISONNEMENT

 

LES CERTITUDES ÉTRANGES

 

DU DIRECTEUR DE LA FONDATION NAPOLÉON

 

            Au mois de novembre de l’année dernière, dans son numéro 1022, le magazine de vulgarisation Science & Vie publiait un dossier sur l’empoisonnement de Napoléon, d’où il ressortait, analyses scientifiques à l’appui, que, contrairement à ce qui avait été établi par l’Institut de Médecine Légale de Strasbourg, l’arsenic contenu dans les cheveux de Napoléon n’était dû qu’à des produits utilisés pour la conservation de ses cheveux. L’auteur de ce dossier, annoncé en couverture sous le titre : Exclusif : Napoléon n’a pas été assassiné, affirmait de manière péremptoire : « La thèse de l’empoisonnement à l’arsenic ne tient pas ».

 

On découvrira – et c’est fâcheux pour la démonstration que l’on nous assène – que, contrairement à celle employée par l’Institut de Médecine Légale de Strasbourg pour analyser les cheveux donnés par le Canadien Ben Weider, la méthode utilisée n’est pas reconnue par les tribunaux internationaux – un comble quand il s’agit de déterminer si une intoxication arsenicale est, ou non, d’origine criminelle ! – et n’a fait l’objet d’aucune communication dans les revues scientifiques, les seules que reconnaissent les chercheurs de haut niveau.

 

C’est ce que nous développons dans les pages qui suivent.

           

Faut-il y voir une relation de cause à effet ?

 

            Le 14 janvier, à l’initiative du grand quotidien les Dernières Nouvelles d’Alsace, s’est tenue à Strasbourg une conférence « à deux voix » à laquelle ont participé le docteur Pascal Kintz, de l’Institut de Médecine Légale (Université Louis-Pasteur) de Strasbourg, et M. Thierry Lentz, directeur de la Fondation Napoléon.

 

Thème (sensible) : l’empoisonnement de Napoléon.

 

Rappelons que le docteur Kintz, président de la Société Française de Toxicologie Analytique, a réalisé les analyses des cinq mèches de Napoléon que lui avait confiées le président de la Société Napoléonienne Internationale de Montréal, Ben Weider. Objet de ces analyses : détecter dans les cheveux de l’Empereur la présence potentielle d’arsenic, déjà mise en lumière par des analyses précédentes.

 

            Rappelons aussi que l’autre intervenant, M. Lentz, est, lui, un adversaire déterminé de la thèse d’un possible empoisonnement (criminel ?) de Napoléon.

 

            Une équipe avait été envoyée par Ben Weider pour filmer la manifestation. Au nom du « droit à son image », le directeur de la Fondation Napoléon interrompit le début de la conférence, refusant que le film fût utilisé par la Société Napoléonienne Internationale, et arguant qu’il n’avait pas été préalablement informé de ce tournage. On trouvera ci-dessous la lettre adressée par M. Lentz à Ben Weider et la réponse de ce dernier.

 

 

 

 

 

 

Soulignons que M. Lentz est venu à Strasbourg à l’invitation des Dernières Nouvelles d’Alsace pour participer à une conférence sur un sujet qui, il est utile de le rappeler, concerne des analyses faites à la demande, et financées par le président de la Société Napoléonienne Internationale.

Rappelons aussi que Ben Weider a fourni au laboratoire cinq précieuses mèches de cheveux de Napoléon dont il savait qu’elles seraient irrémédiablement détruites.

 

La conférence s’est déroulée en trois parties : l’exposé de M. Thierry Lentz, celui du docteur Kintz et un débat, essentiellement entre les deux intervenants.

 

- Sur le plan scientifique, la thèse de l’intoxication arsenicale de l’Empereur, a été, il va de soi, présentée magistralement par le docteur Pascal Kintz, et, il convient de le souligner car l’exercice était difficile, de manière accessible à tous.

 

- En revanche, la partie historique (la plus controversée) fut laissée – et ce sera assez pour dire son impartialité – à la seule discrétion de M. Thierry Lentz, représentant « l’école de pensée » du Souvenir Napoléonien, c’est-à-dire celle du professeur Jean Tulard et de ses obligés – qui, même si les autres voix sont étouffées, n’incarne pas le seul mode de pensée sur le sujet, ni en France, ni à l’étranger. Donc, sur ce point particulier, l’assistance n’a, comme à l’accoutumé, entendu que les arguments – sans surprise et à sens unique – du seul directeur de la Fondation Napoléon.

 

Contrairement à ce qui se passe ordinairement dans un pays non totalitaire, lorsque des personnes ont des opinions divergentes sur une affaire, de quelque nature qu’elle soit, chacun est admis à exprimer son point de vue. Démocratie oblige.

 

Or, à quoi a-t-on assisté pendant des mois dans ce cas précis ? Depuis la communication, au mois de juin 2001, du résultat des analyses faites par le laboratoire de l’Institut de médecine légale de Strasbourg, qui s’est exprimé sur le sujet ?

 

Les seuls adversaires de la thèse : MM Tulard, Lentz et autres, à qui radios, télévisions, presse écrite ont accordé généreusement la parole sans se soucier – ce qui est surprenant de la part des journalistes dont on sait le mal qu’ils se donnent dans leur quête de vérité – de ceux qui ont une autre voix à faire entendre. Ils purent ainsi ridiculiser – ce qui n’est pas nouveau, mais relève d’une stratégie parfaitement rôdée – la Société Napoléonienne Internationale et son président, mis ipso facto dans l’incapacité de répondre, tenir pour quantité négligeable une thèse qui s’appuie solidement sur les résultats obtenus depuis quarante ans par les scientifiques de haut niveau de l’Université de Glasgow, du FBI et, tout récemment, de l’Université Louis-Pasteur de Strasbourg, et tous ceux, parmi lesquels d’éminents historiens étrangers, qui la soutiennent. Pour ne citer que celles-là, les deux émissions des 13 juin et 6 décembre 2001 sur Europe 1, qui ont offert à M. Lentz une double occasion de dauber effrontément sur les « empoisonnistes », sont révélatrices de cette singulière situation.

 

Aussi, puisque nous avons pu prendre connaissance de la « bande son » de la manifestation, avons-nous jugé indispensable de livrer aux visiteurs du site de la Société Napoléonienne Internationale quelques réflexions sur cette conférence.

 

À propos de l'intervention de Thierry Lentz

 

À propos de l'intervention de Pascal Kintz

 

Analyse de Science & Vie, une méthode non validée par les tribunaux

 

De l'arsenic au coeur du cheveu

 

 

Débat ou chausse-trape ?

           

Après ces deux interventions, se déroule une manière de débat, essentiellement entre le scientifique et le directeur de la Fondation Napoléon.

 

- Ce dernier pose d’emblée une question qui se veut embarrassante, car il s’agit moins, semble-t-il, de rechercher une vérité que de mettre en difficulté celui qui ne dit pas ce que l’on voudrait l’entendre dire : se fondant sur les divergences relatives à la nature de l’intoxication – interne ou externe – M. Thierry Lentz laisse entendre que, selon le docteur Kintz, « les gens de Paris n’ont pas bien travaillé. »

 

Étrange assertion venant de celui qui reproche véhémentement aux autres de recourir à des citations truquées, car il suffit d’écouter l’enregistrement pour entendre le docteur Kintz dire simplement que les scientifiques qui ont procédé aux analyses pour Science & Vie « ont utilisé une technologie qui n’est pas validée auprès des tribunaux, qui est inconnue et qui n’a été publiée que dans un journal de vulgarisation sans comité de lecture. »

 

- La deuxième question porte sur les taux d’arsenic importants relevés par les mêmes analyses du magazine dans des cheveux qui ont été coupés avant que l’Empereur eut débarqué à Sainte-Hélène.

 

Cette question, anodine en apparence, est en fait un piège insidieux, puisque le docteur Kintz n’a pas été convié à la présentation des résultats publiés par Science & Vie. Sa présence eût-elle été gênante ? Tout est tellement plus simple et serein quand on reste, comme à l’accoutumé, entre soi, hors la présence d’un éventuel contradicteur – surtout compétent.

 

La réponse, qui recoupe et complète la précédente, se pourrait résumer ainsi : je n’ai pas vu les données, je ne sais pas ce qui a été analysé, je ne connais rien de cette technologie qui a été utilisée pour la première fois, qui n’est pas validée sur le plan scientifique, qui n’a pas été publiée dans la littérature scientifique internationale.

 

Et ajoutons : contrairement, entre autres, à celle utilisée pour les analyses faites par l’Institut de Médecine Légale de Strasbourg.

 

« Avec la technologie en question, une technologie non destructrice, qui est un rayonnement sur la longueur du cheveu, on peut parfaitement imaginer, explique le docteur Kintz, qu’il y ait de l’arsenic chez tout le monde. D’où l’obligation d’aller le chercher au cœur du cheveu. »

 

C’est justement ce qui a été fait à l’Institut de Médecine Légale de Strasbourg avec les résultats que l’on a constatés.

 

- Ultime manœuvre du directeur de la Fondation Napoléon : pour tenter d’accréditer que, finalement, ces taux d’arsenic étaient bien banals à Sainte-Hélène, il évoque des analyses faites par un laboratoire de Munich, qui révèleraient des taux d’arsenic assez élevés dans des cheveux d’Albine de Montholon.

 

La réponse à sa préoccupation se trouve dans une lettre adressée le 2 octobre 2002 par M. de Candé-Montholon à Ben Weider :

 

« … Par ailleurs, le professeur Maury avait fait analyser des cheveux d’Albine de Montholon que je lui avais remis et qui furent très probablement prélevés pour être donnés à son mari lorsqu’elle quitte Sainte-Hélène : Ces cheveux présentent un taux normal d’arsenic [souligné par nous] compatible avec le taux que l’on trouve aujourd’hui dans nos cheveux. Je tiens d’ailleurs à votre disposition cette mèche, si vous souhaitez faire procéder à une nouvelle analyse… »

 

Compte tenu de l’identité de l’expéditeur et de celle du destinataire, nul doute que cette lettre paraisse suspecte à M. Lentz !

 

Avant que ne s’achève la conférence, le directeur de la Fondation Napoléon revient sur les raisons qui l’ont conduit à créer un incident au début de la conférence et sur son refus d’être filmé.

 

Voici ce qu’il déclare à l’assistance :

 

« Je refuse que mon image soit remise à la Société Napoléonienne Internationale, d’abord parce que je n’ai pas été prévenu avant[!]. Je vous aurais lu un texte, et je n’en serais pas sorti parce que les méthodes de cette société internationale, qui compte [on l’entend faire semblant d’hésiter] cinq “adeptes” en France et cinq au Canada [« adeptes » ! Quelle curieuse expression, M. Lentz ! Dans sa lettre, reproduite au début de ce texte, Ben Weider répond à cette lamentable mesquinerie], sont d’utiliser ce genre d’événement pour dire, par exemple, que j’ai donné à plusieurs reprises raison au docteur Kintz ; mais je l’ai fait avec les réserves d’usage. Eh bien ! Vous pouviez être sûr que, demain, la presse de Montréal aurait titré : Le directeur de la Fondation Napoléon donne raison à Ben Weider. »

 

Les journalistes québécois sauront certainement apprécier comme il convient ce gratifiant propos sur leur déontologie professionnelle.

 

Nul doute également que les professeurs Chandler et Horward, tous deux membres éminents de la Société Napoléonienne Internationale, apprécieront à sa juste valeur cet obligeant qualificatif « d’adeptes ».

 

Maintenant, lisez attentivement le passage qui suit – il a été transcrit mot pour mot (c’est donc une fois encore du français parlé) – car, voici ce que ce même M. Lentz, que nous venons d’entendre volontiers sentencieux et moralisateur, répond à une question de l’animateur sur l’authenticité des cheveux donnés par le Canadien aux scientifiques de l’Institut médico-légal de Strasbourg :

 

« Apparemment quand même, je le dis, mais comme je vais le faire effacer de la cassette, M. Weider ne pourra pas le publier sur son site Internet, apparemment, les cheveux qui ont été donnés au docteur Kintz ont l’air d’être des bons, parce que, effectivement, il y a une certaine traçabilité… »

Dans un téléfilm américain, cette déclaration serait suivie de l’inévitable :

« Les jurés apprécieront. »

 

Nous ne doutons pas que les visiteurs de ce site fassent de même !

 

Des résultats cohérents depuis plus de quarante ans

 

Quelques réflexions pour terminer cette évocation de la conférence organisée par les Dernières Nouvelles d’Alsace :

 

- Le docteur Kintz a rappelé utilement que, depuis les années soixante, les scientifiques qui ont eu à se pencher sur ce cas ont – toujours – obtenu des résultats homogènes – ce qui ne ressortit pas au domaine de cette « intime conviction », chère à M. Thierry Lentz. Ou devrions-nous présumer que tous se sont trompés avec une remarquable constance, et, en conséquence, remercier le magazine Science & Vie (dont les motivations réelles restent à éclaircir) d’avoir – enfin ! – permis que la vérité (?) se fît jour ?

 

- Quelle que soit l’affaire qui lui est confiée, a rappelé le docteur Kintz, le scientifique avec ses analyses n’a pas pour mandat de se substituer aux « faisceaux d’arguments », ni pour prendre la place du magistrat, ou, dans le cas présent, de l’historien. Il est cependant une différence notable entre le magistrat et l’historien napoléonien, tel, du moins, qu’on le perçoit au travers du prisme de M. Thierry Lentz : alors que le premier, au vu de semblables résultats d’analyse, ordonnera un supplément d’enquête, le second n’en tiendra aucun compte au prétexte qu’il se « moque de savoir » si le sujet, l’Empereur en l’occurrence, a été empoisonné ou pas, car il s’agit d’un phénomène… « secondaire ».

 

- Le Canadien Ben Weider a fourni les pièces à conviction : cinq mèches de cheveux. Les analyses effectuées par l’Institut de Médecine Légale de Strasbourg ont révélé sans ambiguïté la présence d’arsenic en des quantités telles qu’elles ne peuvent être le fait du hasard, mais la conséquence d’une exposition chronique et répétée – contester ce fait relève de l’aveuglement, de la mauvaise foi ou de quelque autre obscure raison – mais, a ajouté le docteur Kintz, et lui a raison de le dire, « Je ne suis pas capable de dire, et cela ne m’intéresse pas, qui, pourquoi, comment. »

 

- M. Thierry Lentz a – publiquement – reconnu que les cheveux analysés étaient authentiques. Ces cheveux contenaient de fortes doses d’arsenic.

- Nous savons qu’il y a au moins trois suspects avec des mobiles et/ou des enjeux colossaux et des intérêts parfois communs.

 

- Les scientifiques ont fait leur part. Il importe à présent que le débat s’ouvre entre de « vrais » historiens – entendons : animés du seul souci d’une quête de vérité absolue – et que cesse le monopole de ceux qui, par leur mainmise sur le Premier Empire et une habile médiatisation, rejettent les résultats scientifiques pour imposer ce qui, en regard, ne peut plus être tenu que pour leur « intime conviction ».

 

Car, contrairement à ce que M. Thierry Lentz a affirmé au début de son intervention, élucider les causes réelles de la mort d’un homme comme l’Empereur appartient au domaine de la grande Histoire du monde.

 

 

Jean-Claude Damamme

Écrivain, membre de la Société des Gens de Lettres, membre adhérent de l’Association des Écrivains Combattants, représentant pour la France de l’International Napoleonic Society, auteur de : Lannes, Maréchal d’Empire (Éditions Payot), Les Soldats de la Grande Armée (Éditions Perrin), La Bataille de Waterloo (Éditions Perrin)

 

Le texte dont vous venez de prendre connaissance sur le site de la Société Napoléonienne Internationale sera édité prochainement sous la forme d'une brochure. Si vous désirez en recevoir sans frais un exemplaire, il vous suffit d'en faire la demande :

 

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napoleon@weider.ca

 

Le président Ben Weider sera heureux de vous en faire parvenir un exemplaire.

 

 

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