GOUVERNEUR ARNOLD SCHWARZENEGGER
Qui ferait un formidable maréchal Mortier


LES GUERRES DE L'ANGLETERRE CONTRE NAPOLÉON

 

Par John Tarttelin, MA (Histoire)


John Abbott a dit qu'il « admirait Napoléon parce que celui-ci avait la guerre en horreur et fit tout en son pouvoir pour éviter cette terrible calamité... » Ce qui pour certains peut paraître du révisionnisme peut néanmoins être véridique. Les guerres qualifiées à tort de « guerres napoléoniennes » ont été causées, nourries et poursuivies par l'Angleterre contre Napoléon. Non seulement furent-elles coûteuses en termes de vies humaines et d'or anglais, mais elles n'étaient même pas nécessaires. Napoléon voulait la paix avec l'Angleterre et il essayé maintes et maintes fois de composer avec le Cabinet britannique. Mais le sort en a décidé autrement. Si cet illustre homme d'État avait vécu un peu plus longtemps, l'Angleterre et la France seraient devenues des amies et des alliées.

Abbott fait observer que : « La raison saute aux yeux quand on cherche à savoir pourquoi la réputation de Napoléon devait être diffamée : il était perçu à juste titre comme l'ennemi du privilège aristocratique. L'oligarchie anglaise était déterminée à l'écraser. Après avoir plongé l'Europe dans un bain de sang et de malheurs pendant presqu'un quart de siècle à cette fin, il devint nécessaire de prouver au monde et tout particulièrement à la population britannique écrasée par le fardeau des taxes que ces guerres avaient engendrées, que Napoléon était un tyran, une menace pour les libertés, et qu'il méritait d'être écrasé. »

Abbott, un Américain, écrivait cela en 1854, à une époque où beaucoup de personnes ayant connu Napoléon n'étaient décédées que depuis peu. Marmont, qui s'était joint aux Alliés en 1814 et avait créé un nouveau mot français « raguser (trahir) » était mort en 1852. Soult, qui n'avait pas été à la hauteur de son prédécesseur Berthier en tant que chef d'état-major à Waterloo, était mort en 1851. De nombreux fantassins de la Jeune Garde de Napoléon et des « Marie Louises » qui combattirent pendant la Campagne de France en 1814 étaient encore d'âge moyen. Le but d'Abbott, sa mission en fait, était « de sauver un des plus grands et plus nobles noms d'un injuste opprobre ».


La campagne de diffamation et de calomnie menée par les détracteurs de Napoléon se poursuit depuis plus de deux siècles. Le bellicisme de Pitt et de Canning et les mensonges répandus par ces derniers n'ont pas encore été complètement dévoilés. La plupart des Anglais ne savent rien des basses machinations du Cabinet britannique, de la haine pathologique qu'éprouvaient Pitt et Nelson envers le peuple français, ni de la terrible justice vengeresse et sans pitié exercée contre les Bonapartistes par Lord Liverpool après la Bataille de Waterloo.

Tout comme les Japonais refusent encore d'enseigner à leurs enfants les atrocités commises par leurs soldats pendant la Seconde Guerre mondiale, les historiens anglais ignorent, nient et occultent la vérité sur les relations anglo-françaises au commencement du XIXe siècle. Napoléon voulait la paix, le Cabinet britannique avait d'autres visées.

Le superbe livre du colonel John Elting, Swords Around a Throne (1988), est le résultat de trente années de recherche. Dans ce livre, l'auteur émet le commentaire suivant à propos du Traité d'Amiens voué à l'échec : « L'Angleterre a répudié le Traité d'Amiens (signé le 27 mars 1802) et déclaré la guerre à la France, tout en ayant recours à une ancienne pratique anglaise fort profitable qui consiste à autoriser ses vaisseaux de guerre à s'emparer des navires marchands français avant d'émettre une déclaration de guerre formelle ».  Voilà donc ce qu'il en est de la supposée vertu anglaise du fair play.


Le Traîté d'Amiens

Elting mentionne : « …la perfide Albion (traîtresse Angleterre) » et note que « les Anglais ont dépensé avec prodigalité pour embaucher et soudoyer. » Il souligne qu'« après le Traité de Luneville avec l'Autriche (9 février 1801), une grande partie de l'armée française avait été mise sur le pied de paix. » Une autre démonstration de l'ineptie du discours voulant que Napoléon ait été un invétéré mégalomane rendu fou par la soif de conquêtes. Si l'Angleterre n'avait pas renié le Traité d'Amiens, la paix aurait pu régner entre les deux nations.

Le traîté de Luneville



Tsar Alexandre

Napoléon ne souhaitait pas la paix uniquement avec l'Angleterre. Du conflit avec le Tsar Alexandre et de 1812, Elting dit : « Napoléon ne voulait pas la guerre, mais de toute évidence elle était sur son chemin ». Et à propos de l'Autriche en 1809 : « Désireux d'éviter la guerre, Napoléon lui dit (parlant à Davout) de positionner sa cavalerie à plusieurs miles à l'ouest de la frontière (autrichienne) ».

Pour ce qui est des Anglais, le colonel Elting ajoute : « L'Angleterre en 1805 a embauché la Russie et l'Autriche pour attaquer la France par l'est... » Il y eut ensuite les « tentatives répétées des Royalistes (avec l'aide anglaise) d'assassiner Napoléon. »

Comment Napoléon réagit-il à tout cela? Il écrivit à George III, le 2 janvier 1805 :

« Mon cher frère,

Appelé au trône par la Providence et par le suffrage du sénat, du peuple et de l'armée, mon premier sentiment est un vœu de paix. La France et l'Angleterre usent leur prospérité, elles peuvent lutter pendant des siècles; mais leurs gouvernements remplissent-ils bien le plus sacré de leurs devoirs? Et tant de sang versé inutilement et sans la perspective d'aucun but ne les accuse-t-il pas dans leur propre conscience? Je n'attache point de déshonneur à faire le premier pas; j'ai assez, je pense, prouvé au monde que je ne redoute aucune des chances de la guerre; elle ne m'offre d'ailleurs rien que je doive redouter : la paix est le vœu de mon cœur; mais la guerre n'a jamais été contraire à ma gloire. Je conjure donc Votre Majesté de ne pas se refuser au bonheur de donner elle-même la paix au monde ... »


George III

Napoléon implore presque George III quand il ajoute : «  Ce moment une fois perdu, quel terme assigner à une guerre que tous mes efforts n'auraient pu terminer? »

Ce plaidoyer passionné est resté sans réponse. Le Cabinet anglais voulait la guerre et guerre il y eut, payée avec l'or anglais.

William Napier, qui a écrit History of the War in the Peninsula, met les choses au clair dès sa première phrase : « L'hostilité de l'Europe aristocratique a forcé l'enthousiasme républicain de la France sur la voie de la politique militaire, choquante en apparence, mais nécessaire en fait; car jusqu'au Traité de Tilsit, ses guerres ont été essentiellement défensives. » Il poursuit en ajoutant que c'était un « conflit mortel de déterminer si l'aristocratie ou la démocratie devait prédominer, si l'égalité ou le privilège devait être le principe de la civilisation européenne. »

Napier, probablement l'historien anglais le plus important de son époque, parle du « merveilleux génie de Napoléon » et comment « les classes privilégiées d'Europe transféraient constamment sur sa personne leur haine implacable de la Révolution française; car en lui elles voyaient l'innovation trouver un protecteur et elles sentaient que seulement lui pouvait consolider ce détestable système… »


Napoléon était un phare stable autour duquel le chaos tournoyait. Lui seul était assez fort pour mettre de l'ordre, pour réprimer l'anarchie tout autour de lui. Il était la lumière à l'horizon vers laquelle tous les hommes modérés se sont tournés. Napoléon a soudé les républicains et les immigrés, les paysans et les soldats en un seul peuple, une nation. Avec clairvoyance, application et force de caractère, il a dompté les forces politiques disparates et amener la paix et la sécurité à l'ensemble de la population. Au-delà des rêves les plus fous de Louis XIV, Napoléon était la France. Mais avant toute chose, ayant vécu les horreurs de la Terreur, il voulait la paix dans son pays et à l'étranger.

Voici ce que Runciman dit à propos de Nelson et Napoléon : « Il serait futile d'établir une comparaison entre les deux hommes. L'un était un homme d'un colossal génie, et l'autre, extraordinaire dans l'art de sa profession, était complètement incapable de comprendre ou d'apprécier l'homme éminent contre lequel il rageait dans son gaillard d'arrière. »


Runciman, écrivant en 1917-1919, croyait que la vendetta des Alliés contre Napoléon a mené directement à l'inexorable ascension de la Prusse et aux politiques maniaques du Kaiser Guillaume II qui ont entraîné la Première Guerre mondiale. Runciman met en garde ceux qui écrivent l'histoire contre les pièges dans lesquels tant d'historiens britanniques sont tombés : « L'historien a beaucoup à voir avec la manière dont la célébrité d'un grand homme est transmise à la postérité, et il ne faudrait jamais oublier que les historiens s'appuient sur des preuves qui sont parfois erronées, tandis que leur propre jugement peut ne pas être toujours bon. »

Quand les historiens ont couvert Napoléon d'infamie et d'ignominie, ignorant sciemment ses réalisations et dénigrant ses actions, est-il étonnant que le mythe de l'Ogre corse persiste encore aujourd'hui?

Runciman fait l'éloge de la bravoure et des qualités de marin de Nelson, pourtant il ajoute : « Nelson était un authentique descendant d'une race d'hommes qui n'avaient jamais dérogé à la croyance traditionnelle que le monde devait être gouverné et dominé par les Anglais. »

L'Amiral Nelson

Nelson voyait le monde avec des œillères et sa naïveté en matière de politique n'aboutit qu'à une seule chose : « Lui et beaucoup de ses compatriotes ont reclassé le chef choisi sur lequel la nation française avait démocratiquement posé une couronne impériale et ils en ont fait l'incarnation d'une bête sauvage. »

Runciman propose un autre contraste éloquent : « Il éprouvait une totale aversion envers les Français et Bonaparte, qui était leur idole à cette époque... Napoléon, d'un autre côté, n'avait pas réellement de haine à l'égard des Anglais, mais durant ses guerres avec leur gouvernement, son opinion avouée était que « Tous les maux et tous les ravages qui affligent l'humanité viennent de Londres. » Runciman pense qu'ils avaient tort tous les deux et qu'ils ont simplement mal compris le point de vue de l'autre. Mais ceci étant dit, toutes ces tentatives d'assassinat ont quand même été concoctées à Londres.

Il dit aussi que : « Les Anglais étaient non seulement jaloux et effrayés du génie de Napoléon et de son étonnante ascension vers l'éminence – qu'ils attribuaient à son ambition démesurée de se constituer lui-même comme le facteur dominant des affaires de l'univers – mais de plus, ils ont décidé que son pouvoir non seulement ne serait pas reconnu, mais serait détruit. Leur politique après vingt ans de guerre sanglante connu un succès complet. »

Maintenant nous voyons pourquoi George III ne prit pas la peine de répondre à l'offre de paix de Napoléon en 1805. Napoléon était le phœnix porté vers les hautes sphères par les flammes de la Révolution, sa brillance éblouissant Paris. Le gouvernement anglais était terrifié par son apparition, mortifié par sa grandeur, et pourtant déterminé à le détruire à tout prix.

À Londres, le Prince de Galles était d'une toute autre nature : « Il était reconnu pour être un tricheur, un menteur et un ami déloyal tant aux hommes qu'aux femmes, et conformément à l'éthique splendide de ce type de personnes, il se croyait en possession de toutes les vertus d'un saint. » Tandis que Napoléon commandait la Grande Armée, le Prince régent ne pouvait même pas inspirer le respect.

Runciman ne fait pas de quartiers quand il compare l'Empereur aux autres dirigeants contemporains : « Ses calomniateurs l'ont qualifié d'athée et nous entendons le même discours creux de gens qui ne se sont même pas renseignés sur la véritable histoire de l'homme et de son époque.  » (Mon italique) Il poursuit : « Nous ne disons pas qu'il était un saint, mais il était meilleur chrétien tant dans ses paroles que dans ses actions que la plupart des rois qui ont régné avant et pendant cette période. En tout, il surpasse les Louis de France, les Georges d'Angleterre et de Hanovre, les Frédérics de Prusse, et les Alexandres de Russie. Napoléon surclasse de loin ces deux derniers, comme homme d'État, comme guerrier et comme dirigeant humain et avisé... »

Après la bataille de Marengo en 1800, Napoléon écrivit à l'Empereur d'Autriche pour demander la paix – faisant encore une fois les premiers pas. Il écrit : « Les Anglais menacent l'équilibre bien plus que la France, car ils sont devenus les maîtres et les tyrans du commerce, et sont à l'abri de toute résistance. » Toutefois, deux jours seulement avant l'annonce de sa victoire, l'Angleterre concluait une nouvelle paix avec l'Autriche, prodigue comme toujours avec un prêt sans intérêts tant que la guerre continuait. Une paix séparée devenait donc impossible.

Bataille de Marengo

Comme le fait remarquer Abbott : « La consolidation du pouvoir démocratique en France était dangereuse pour la royauté et la noblesse. William Pitt, l'âme du gouvernement aristocrate d'Angleterre, décida de poursuivre la guerre. La France ne pouvait pas faire de tort à l'Angleterre. Mais l'Angleterre, grâce à sa flotte invincible, pouvait éradiquer le commerce maritime de la France. » Il continue : « Avec grande éloquence, Fox et ses assistants se sont opposés à la guerre; en vain. La population d'Angleterre, quant à elle, nonobstant tous les efforts du gouvernement pour diffamer le Premier Consul, resta convaincue qu'après tout Napoléon était leur ami. »

Napoléon lui-même fit plus tard la remarque suivante : « Pitt était le maître de la politique européenne. Il tenait dans ses mains le sort moral des nations. Mais il fit mauvais usage de son pouvoir... Mais surtout, la raison pour laquelle la postérité exécrera la mémoire de Pitt, c'est la haine qu'il laissera après lui; son machiavélisme insolent, sa profonde immoralité, son égotisme froid et son indifférence totale à l'égard de la justice et du bonheur des hommes. »

Si seulement Fox, méprisé par George III, eut été Premier ministre. Napoléon ajoute : « La mort de Fox a été une des fatalités de ma carrière. S'il avait vécu plus longtemps, les affaires auraient pris une tout autre tournure. La cause du peuple aurait triomphé et nous aurions créé un nouvel ordre des choses en Europe. »

Au bout du compte, Napoléon put faire la paix avec les Autrichiens à Luneville, le 9 février 1801. L'Angleterre était dorénavant seule à se déchaîner. Sir Walter Scott déclara que : « En tous points, les escadrons anglais ont annihilé le commerce de la France, amputé ses revenus et bloqué ses forts. » Comme un enfant gâté, ou le proverbial éléphant dans un magasin de porcelaine, le gouvernement anglais a détruit l'ordre en Europe.

Runciman parle avec sagesse quand il dit : « Nous n'avions pas de véritable raison de nous quereller avec la France ni avec ses dirigeants. La Révolution était leur affaire et ne nous concernait pas, sauf dans la mesure où elle pouvait trouver un écho dangereux chez nous, et cette éventualité semblait peu probable si nous les laissions tranquilles. » Comme il l'explique : « Si nous avions approché Napoléon dans un esprit amical d'égalité, sans condescendance arrogante, il aurait rendu la pareille à notre cordialité et accordé de la valeur à notre amitié. »

Quand les préliminaires de paix entre l'Angleterre et la France furent enfin signés le 1er octobre 1801, la voiture de l'ambassadeur français fut tirée par la foule londonienne. C'en était trop pour Nelson qui fulminait : « que nos maudits vauriens tirent la voiture d'un Français... Ces vilains auraient tiré celle de Buonaparte s'il avait été capable de se rendre à Londres pour décapiter le roi. »

C'est le « héros » de l'Angleterre qui parle, se lamentant amèrement que le peuple anglais soit fatigué de la guerre et désire faire la paix avec la France. Avis aux historiens qui fustigent Napoléon, le « fauteur de guerre », veuillez prendre note.

L'incident le plus monstrueux illustrant l'arrogance des Anglais et leur mépris impitoyable de la vie humaine, fut le bombardement de la ville de Copenhague en 1807. Thomas Munch-Petersen, dans son livre Defying Napoleon dresse un parallèle avec l'invasion de l'Iraq en 2003 : « L'opération britannique contre le Danemark neutre fut guidée par la peur que sa marine tombe aux mains de Napoléon et soit utilisée contre l'Angleterre. »

L'opération s'appuyait sur des renseignements erronés. Le Danemark avait été scrupuleusement neutre avant 1807 et, en fait, sa neutralité était garantie par le Tsar Alexandre de Russie. Ceci n'empêcha pas la lâche attaque furtive de forces anglaises de terre et de mer combinées. Quelque 2 000 civils innocents fut massacrés, tués dans leurs maison par 'choc et stupeur'. C'était la première fois que des fusées Congreve étaient employées contre des cibles civiles : « le premier exemple de l'histoire moderne de bombardement de terreur utilisé contre une grande ville européenne. »

Quand Canning apprit qu'on lui avait transmis de faux renseignements, il a refusé de donner des éclaircissements sur cette affaire au Parlement. L'Angleterre avait volé vingt navires de ligne de la flotte danoise et rendus inutilisables TOUS ses autres navires.

Canning s'attendait à ce que les Danois renoncent à leur flotte instantanément – l'orgueil et l'âme de la nation danoise. Sinon, « son commerce extérieur serait détruit, ses colonies seraient saisies et sa marine marchande retenue serait confisquée. »

Les Danois ont refusé, les Anglais ont fait un bain de sang à Copenhague, et le résultat? Ils ont amené les Danois à faire alliance avec Napoléon, justement ce qu'ils tentaient d'éviter. Runciman a raison de se lamenter sur l'inexcusable incapacité de Canning et ses pareils d'user d'intelligence et de bon sens politique.

Runciman a trouvé un bout de manuscrit dans les papiers de Pitt. Voici comment Pitt décrit Napoléon : « Je vois des qualités variées et opposées… Je vois toute la jalousie pointilleuse de l'usurpation consciente, crainte, détestée et obéie, le vertige et l'intoxication d'un succès splendide mais non mérité, l'arrogance, la présomption, l'entêtement d'un pouvoir illimité et idolâtré, et plus terrible que tout dans la plénitude de l'autorité, l'activité agitée et incessante de la culpabilité, une ambition inassouvie. »

Pitt devait regarder dans un miroir. Voici un cas de ‘médecin, guéris-toi toi-même', ou de l'expression grecque ‘connais-toi toi-même', et la perfide Albion y est décrite sous les délires apparents d'un fou.

C. John Tarttelin MA, FINS

 

 

 

 

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