Napoléon s'invite à la SNI

Les éditions Fayard viennent d'éditer le roman du jeune Napoléon Bonaparte intitulé "Clisson et Eugénie". Composé en 1795 durant une période difficile de sa vie, il s'agit plutôt de l'ébauche d'un roman resté sans suite à cause du tumulte à venir de l'Histoire.     L'oeuvre en elle-même n'occupe en effet que 25 pages d'un livret 18x12 qui en compte 124. Autant dire que les commentaires qui l'accompagnent sont cinq fois plus volumineux. Mais, une fois n'est pas coutume, ils se montrent plutôt favorables à l'auteur.     Ce qu'il est important de souligner, c'est la révélation à travers ces quelques feuillets de la personnalité foncière du jeune Napoléon, idéaliste quelque peu naïf, au coeur pur et à l'âme noble.     Il n'est pas déplacé d'affirmer que Napoléon a ainsi commencé sa prodigieuse épopée par l'invention du romantisme littéraire. Les napoléophobes seront évidemment déçus de ne trouver dans ce livre aucune prédisposition de l'ogre qu'ils ont mensongèrement fabriqué.