L'EMPIRE, LES GRANDES EXPÉDITION
MARITIMES, LE SCORBUT
ET LES DENTS


Par Xavier Riaud(*) , FINS

 

Bataille de Trafalgar

 

Voici une histoire du scorbut non exhaustive ou comment, par la découverte de James Lind, l’Angleterre s’est-elle assurée, entre autres raisons, une hégémonie maritime durant toutes les guerres navales d’Empire.

D’après Lutton (2007), « au XVIIIème siècle, les marins n’étaient appelés qu’en période de guerre. Au cours de ce siècle, les guerres ont été nombreuses: Guerre de succession d’Espagne (1701-1713), Guerre de succession d’Autriche (1740-1748), Guerre de Sept Ans (1756-1763), ou encore la Guerre d’Indépendance américaine (1778-1783). Sur mer, l’ennemi principal était l’Angleterre. La France lui disputait fréquemment le commerce des colonies du Canada, de la Louisiane, des Antilles, des Indes. Malgré ces conflits incessants, la principale cause de mortalité n’était pas le combat avec l’ennemi, mais bien les maladies et sans doute les conséquences de blessures mal soignées s’infectant rapidement. En temps de paix, on comptait une moyenne de trente pour cent de morts par année de voyage sous les tropiques (Lutton, 2007). »

 

Conditions de vie à bord

« Les conditions de vie à bord étaient propices aux maladies : humidité, saleté, vaisseaux surpeuplés, infestés de vermine, conditions malsaines, fatigue de l’équipage, mauvaise alimentation, alcoolisme... Les épidémies y étaient fréquentes. Une des plus redoutables maladies qui a décimé de nombreux équipages était causée non pas par ce qui se trouvait dans la nourriture, mais par ce qu'elle ne contenait pas. Le scorbut ou avitaminose C, provoquée par un manque de vitamine C, était une importante cause de mortalité chez les marins (Lutton, 2007). »

 

Symptômes

Le scorbut débute au niveau des gencives par une tuméfaction violacée des languettes gingivales, alors que le fond de la muqueuse est rose pâle. Puis, les languettes deviennent hypertrophiques, décollées, fongueuses (=spongieuses), saignant au moindre contact, empêchant l’alimentation, accompagnée d’une salivation abondante, sanieuse (=purulente), fétide et de douleurs assez vives. Cette hypertrophie augmente, engainant les dents d’un tissu fongueux, violacé. Au palais, apparaît un bourrelet oedémateux, ecchymotique, en arrière des incisives et canines, tandis que sur la muqueuse palatine et vélaire, on voit des suffusions sanguines en placard, ou sous forme de pigments purpuriques. Puis, au niveau du rebord gingival, surviennent des ulcérations à fond grisâtre, nécrotique et parfois, hémorragique, qui s’étendent sur la muqueuse voisine et dénudent l’os alvéolaire. Les dents s’ébranlent peu à peu et tombent. Les douleurs sont intenses, les hémorragies et la salivation abondantes, l’haleine fétide. De nombreuses infections buccales ont évolué très souvent vers des abcès juxta-dentaires et des phlegmons péri-maxillaires. Le malade très amaigri, anémié, atteint d’hémorragies cutanées sous forme de purpura, meurt dans l’adynamie avec des troubles rénaux et cardiaques (Riaud, 2007). 

 

Pythéas

Navigateur originaire de l’antique Marseille, il effectue vers 340 – 325 av. J.C., un voyage dans les mers du nord de l’Europe et serait le premier explorateur à avoir décrit les phénomènes polaires et les tribus celtes de Grande-Bretagne, ainsi que les tribus germaniques des rives de la mer du nord et peut-être même de la mer Baltique. Après deux ans de voyage, « les compagnons de Pythéas ont pris quelques rides : … édentés pour la plupart, des marins aux gencives pourries, … (Poivre d’Arvor, 2003) »

 

Saint Louis (1214/1215-1270)

Lors de la septième croisade, après la conquête de Damiette, le 8 juin 1249, au siège de Mansourah, le roi, ainsi que ses troupes, sont atteints de scorbut. Ils n’en savent rien, mais à l’approche de Damiette, les choses s’aggravent. « Nous ne mangions nuls poissons dans le camp pendant tout le carême, excepté des bourbettes ; et les bourbettes mangeaient les gens morts, parce que ce sont des poissons gloutons. Et à cause de ce malheur, et à cause de la malignité du pays, où il ne tombe jamais une goutte d’eau, nous vint la maladie de l’armée, qui était telle, que la chair de nos jambes séchait toute, et la peau de nos jambes devenait tachetée de noir et de couleur de terre, ainsi qu’une vieille botte ; et à nous qui avions telle maladie, il venait de la chair pourrie aux gencives ; ce dont chacun était horriblement puant de la bouche. A la fin, guère ne furent épargnés par cette maladie (Joinville, 2006) … » Et cela ne fait que commencer. « La maladie commença à empirer dans le camp de telle manière, qu’il venait tant de chair morte aux gencives de nos gens, qu’il fallait que les barbiers ôtassent la chair morte, pour leur donner moyen de mâcher les aliments et d’avaler. C’était grande pitié d’ouïr geindre dans le camp les gens auxquels on coupait la chair morte ; car ils criaient tout ainsi que femmes qui sont en train d’accoucher (Joinville, 2006). »

 

Vasco de Gama (v. 1469-1524)

Pendant son voyage vers les Indes en 1497-1498, Antão-Vas de Camões, compagnon de Vasco de Gama et parent du célèbre poète portugais du XVIème siècle, relate : « leurs gencives se gonflaient, étaient déformées, la chair pourrissait à mesure quelle croissait elle pourrissait en dégageant une odeur si fétide et si affreuse que l’air en était empuanti. Nous n’avions pas d’habiles chirurgiens, ni de médecins adroits, mais sans praticien instruit il fallait bien cependant tailler et couper la chaire déjà putréfiée, car quiconque l’avait ne tardait pas à mourir… ». Cette année là, 100 hommes d’équipage sur 160 périrent du seul fait du scorbut (Bevillon, 1992 ; Lutton, 2007). Poivre d’Arvor (2003) précise : « Début 1498, tous les membres de l’équipage ont perdu du poids, …, ils sont blêmes, leurs gencives gonflent, ulcérées, noires comme le charbon, leurs dents se déchaussent. Au début, on compte celles qui tombent, puis celles qui restent. Bientôt, ces bouches édentées se taisent, effarées. Elles ne peuvent plus croquer la chair des noix de coco… Le scorbut ne les quittera plus désormais… Leur haleine est infecte, celle de la chair qui se décompose. » Au 20 mai, ils sont en vue de Calicut, aux Indes. Paulo de Gama, le frère de l’explorateur, est mourant. Il est couvert de plaques noires. Il a perdu ses dernières dents au passage du cap Bonne-Espérance. L’apport de nourriture fraîche, dont des oranges, semble le revigorer. Malgré tout, devant les îles du Cap-Vert, il s’effondre dans les bras de Vasco (Poivre d’Arvor, 2003).

 

Jacques Cartier (1491-1557)

Le 3 mai 1536, lors de son deuxième voyage, Jacques Cartier quitte le Canada. Au cours de son séjour, il a vu son équipage décimé par une épidémie de scorbut. Son expédition aurait été compromise si les Indiens ne leur avaient pas procuré un remède : une potion à base de  cèdre blanc. D’après Lamendin (2007), Jacques Cartier aurait appris des Indiens la valeur antiscorbutique des extraits d'aiguille de pin (Lamendin, 2007).

 

Autres explorateurs

En 1593, Sir Richard Hawkins (1562-1622), un navigateur anglais, démontre que le citron est très efficace contre le scorbut, ce qui a été confirmé en 1601, par son éradication pour la première fois dans un voyage intercontinental Angleterre-Indes et aussi par l’amiral suédois Henrik Fleming en 1628. De 1740 à 1744, la circumnavigation de l'amiral George Anson (1697-1762) qui, face à la perte de 1812 hommes sur les 2000 ayant embarqué avec lui, a noté l'importance d'utiliser des agrumes dans la prévention de cette maladie et a ainsi contribué à sa guérison (Bown, 2003).

Il est important de signaler que l’équipage de Christophe Colomb (1451-1506) a subi également les assauts du scorbut. Le Gênois aurait abandonné sur une île des Caraïbes, plusieurs marins atteints du scorbut qui auraient survécu en consommant du citron sur l’île de Curaçao (« Guérison » en portugais, nom donné à cette île par ceux qui les ont repêchés (Poivre d’Arvor, 2003)). Bougainville (1729-1811) entame en 1766, un tour du monde. Dans son journal, il écrit : « La pluie fut continuelle, aussi le scorbut… (Poivre d’Arvor, 2003)» Egalement touchées par cette maladie, citons les expéditions de Fernand de Magellan (1480-1521) par le Détroit de Magellan de 1519 à 1522, et celle de Francis Drake (1542-1596) par le Cap Horn de 1577 à 1580.

 

Vitus Béring (1681-1741)

Cet explorateur danois au service de la marine russe, dont l’exactitude du travail cartographique a été prouvée par James Cook, a donné son nom au détroit de Béring, à la mer de Béring, à l’île de Béring et au pont de glace du détroit de Béring. Lors de sa première expédition, en 1728, il remonte au nord jusqu’à ne plus trouver terre et démontre ainsi en empruntant « son » détroit que les continents américains et eurasiens sont séparés par de l’eau. Il ne voit pas le continent américain, ce qui lui est reproché à son retour. Pendant son voyage qui dure trois ans, son équipage est décimé par le scorbut. Il décède en 1741. Son corps et celui de 5 de ses marins ont été exhumés en 1991. Ramenés à Moscou, des médecins ont procédé à la reconstitution crânio-faciale du visage de Béring. De même, ils ont pu affirmer que ses dents ne portaient aucune trace de scorbut, montrant ainsi qu’il était mort d’une autre maladie (http://fr.wikipedia.org, 2009) 

 

James Cook (1728-1779)

Le capitaine James Cook, célèbre navigateur anglais, faisait distribuer de la choucroute deux à trois fois par semaine à ses équipages qui ont bénéficié d’une santé parfaite sans jamais souffrir du scorbut pendant les trois années et dix-sept jours que la navigation a duré. Dans ses expéditions en Australie, Cook a découvert des vertus antiscorbutiques similaires au pourpier, ancienne herbe à salade (Lamendin, 2007). Dans sa première expédition (1768-1771) consacrée à l’exploration de l’Océan Pacifique Sud, au mois d’août 1770, aucun de ses marins n’est décédé du scorbut. Cook avait introduit le chou et le citron dans l’alimentation de l’équipage. Ainsi, le succès des trois expéditions du capitaine Cook tient davantage aux mesures sanitaires qu’il a employées qu’à ses « remèdes ». Cook faisait en effet régner au sein de ses équipages des règles strictes d’hygiène et multipliait les escales afin de s’approvisionner en vivres fraîches (Magré, 1995 ; Lutton, 2007). Pour avoir réussi à préserver la santé de son équipage, Cook a reçu la médaille Copley en 1776, médaille scientifique délivrée par la Royal Society de Londres.

 

Jean-François Galaup (1741-1788 ( ?)), comte de La Pérouse

La Pérouse était très soucieux de la santé de ses hommes. En 1773, en mission pour un an dans l’Océan Indien, il est parvenu à ne pas perdre un seul homme pour cause de maladie.  Partout où il a pu faire escale, il a nourri son équipage de fruits et de viandes fraîches. A bord, il a réussi à obtenir une propreté méticuleuse. En 1782, son expédition de la baie d’Hudson, si elle est couronnée de succès par la prise de deux forts britanniques, se révèle un désastre, puisque, sur les 536 marins de son équipage, 400 sont revenus malades et 70 sont décédés du scorbut, la « peste de la mer ». En 1785, à la veille de son départ pour la mission qui lui est confiée par Louis XVI, il prend soin de remplir les cales de ses deux navires d’aliments réputés pour leurs propriétés antiscorbutiques : malt, oignons et choucroute (Paressant, 1995 ; Lutton, 2007). S’inspirant des recommandations de Cook, La Pérouse décide de concentrer toute son attention sur le malt et la choucroute, notamment. Aussi, n’y a-t-il pas le moindre citron ni la moindre orange au fond des cales de la petite escadre au départ de Brest. Plus tard, il a su appliquer les mesures sanitaires de son prédécesseur et les imposer à son équipage (Lutton, 2007). « … mais les vivres frais soit végétaux, soit animaux guerissent si radicalement que nos équipages nourris pendant un mois de cochons traiter aux issles des navigateurs sont arrivés à la baye botanique mieux portants qua leur départ de France, quoiquils n’ussent abordé a terre que pendant 24h… Et je considere que le malt de biere, la biere de prusse, le vin, la choucrout ne sont antiscorbutique, que parce que les substances, liquides ou solides saltèrent tres peu et constituent un aliment propre à lhome ; elles ne sont cependant pas suffisantes pour guerir le scorbut, mais bien pour le retarder, et sous ce point de vue on sauroit trop en recommader usage et je regarde comme des subtilités en médecine, les airs fixes des docteurs anglais et français : on en avaleroit a pleines bouteilles quil ne fairoit pas autant de biens aux marins que de bones tranches de rosbif, des tortues, du poisson, des fruits ou des herbes (La Pérouse, 1788). »

Pourtant, dans sa dernière lettre écrite pour sa femme Eléonore, le 7 février 1788, La Pérouse signale : « Tu me prendras à mon retour pour un vieillard de cent ans ! Je n’ai ni dents ni cheveux… » Atteint de scorbut, il avait perdu toutes ses dents (Lamendin & al., 2006 ; Launet, 2008 et Gasse, sans date).

 

James Lind (1716-1794)

Quant à James Lind, médecin écossais et pionnier de l’hygiène dans la marine royale britannique, il a mené ce qui est considéré aujourd’hui comme un des premiers tests scientifiques. Embarqué à bord du Salisbury, le 20 mai 1747, ayant divisé un groupe de 12 marins atteints du scorbut en six groupes de deux, il administre à chacun, différentes substances : du cidre, de l’élixir de vitriol, du vinaigre, une concoction d’herbes et d’épices (laxative), de l’eau de mer et des oranges, et des citrons. Seul le dernier groupe ayant consommé des agrumes a rapidement guéri du scorbut, les stigmates de la maladie ayant disparu de la peau et des gencives en quelques jours. Il publie ses résultats en 1753 (Lind, 1756). Mais, ce n’est qu’à partir de 1795, que la Navy suit les recommandations du médecin écossais en faisant distribuer du jus de citron vert sur tous les vaisseaux britanniques (Lind, 1780).

 

L’Empire et le scorbut

Cette pathologie est retrouvée notamment chez les soldats des corps expéditionnaires de Bonaparte en Egypte de 1798 à 1801 (Aubry, 2001). Au cours de l’épopée napoléonienne, les soldats qui marchent, qui avancent et se battent sont prioritaires. Dans les campagnes d’Europe, depuis 1805 jusqu’à 1810, un autre problème fait irruption : l’absence d’approvisionnement qui, s’il était sommaire jusqu’alors, devient franchement inexistant. Des épidémies de scorbut frappent un peu partout. Souvent associée à d’autres consécutives à la dénutrition, au manque d’hygiène rencontrés au cours des grandes campagnes, cette pathologie a trouvé son apogée au cours de la campagne de Russie.

 

Conclusion

L’absorption de fruits frais, en particulier des agrumes, si elle est systématique dans la marine britannique depuis 1795, n’a été que très sporadique dans les armées françaises, pendant les guerres d’Empire. Les marins anglais bien nourris, en bonne santé ont combattu des hommes souvent malades, carencés en vitamine C avec les symptômes précédemment décrits et l’affaiblissement qui en a découlé. Au long terme, la victoire de la Royal Navy était inéluctable, faute de combattants en bonne santé.

 

James Lind (1716-1794), (BIUM, 2011).

 

Références bibliographiques :

Archives nationales, fonds marine, 3JJ 389 f°165 et 3JJ 389 f°166. Lettre de La Pérouse à Fleurieu, Botany Bay, 7 février 1788.
Aubry P. « Le scorbut, une maladie des marins du XVème au XVIIIème siècle, toujours d’actualité », in Med. Trop., 2001 ; 61 : 478-480.
Bevillon E, Jacques cartier, le scorbut et la bière de sapinette, Thèse Doct. Pharm., Nantes, 1992.
Bown Stephen, Scurvy, Thomas Allen Publisher, Toronto, 2003.
BIUM, communication personnelle, Paris, 2011.
De Kerckhove J. R. L., Histoire des maladies observées à la Grande Armée française pendant les campagnes de Russie de 1812 et d’Allemagne de 1813, Imp. T.-J. Janssens, Anvers, 1836.
Gasse Michel, « La Pérouse et Selkirk », in http://www.notrefamille.com, Sans date, p. 1.
http://fr.wikipedia.org, Vitus Béring, 2009, pp. 1-3.
Lamendin Henri, Emptoz François & Devars François, Dictons, propos, slogans bucco-dentaires, d’hier et d’aujourd’hui, Musée dentaire – Faculté Odontologie, Lyon, 2006.
Lamendin Henri, Soignez votre bouche par les plantes, L’Harmattan (éd.), Collection Médecine à travers les siècles, Paris, 2007.
Launet Edouard, « La Pérouse jette l’ancre au Palais de Chaillot », in Libération, 01/04/2008, http://www.ambafrance-fj.org, p. 1.
Lind James, Traité sur le scorbut, Ganeau (éd.), Paris, 1756.
Lind James, Mémoires sur les fièvres et sur la contagion lus à la Société de Médecine d’Edimbourg, Jean-François Picot (éd.), Montpellier, 1780.
Lutton Coranie, Sur les traces de La Pérouse au large de Vanikoro : apport de l’odontologie légale aux fouilles archéologiques, Thèse Doct. Chir. Dent., Nantes, 2007.
Magré Jean-François, Apparition des chirurgiens dentistes dans la marine et la pharmacopée de leur temps, XVII-XIXème siècles, Thèse Doct. Chir. Dent., Nantes, 1995.
Paressant Philippe, Dans les coffres de mer de Monsieur de La Pérouse, Thèse Doct. Pharm., Nantes, 1995.
Poivre d’Arvor Patrick & Olivier, Coureurs des mers – Les découvreurs, Place des Victoires (éd.), Paris, 2003.
Riaud Xavier, Etude de la pratique odontologique et de ses déviances dans les camps de l’Allemagne nazie, Thèse Doct. Epistémologie, Hist. Sciences et Techniques, Nantes, 2007.
Sire de Joinville, Histoire de Saint Louis écrite par son compagnon d’armes, Jean de Bonnot (éd.), Paris, 2006 (tiré du Livre des saintes paroles et des bons faiz nostre roy saint Looyspar Jehans de Joinville écrit aux alentours de 1308).

 

(*) Docteur en Chirurgie Dentaire, Docteur en Epistémologie, histoire des sciences et des techniques, Lauréat et membre associé national de l’Académie nationale de chirurgie dentaire.

 

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