AVOIR LES DENTS DU BONHEUR



par Xavier Riaud, FINS, Médaille d’honneur de l’INS,
Legion of Merit de l’INS

De tous temps, depuis que les armes à feu existent, il a été demandé que les hommes aient de bonnes dents. En effet, sans incisive devant, ils ne pouvaient pas déchirer les cartouches de poudre qu’ils devaient tasser dans le canon de leurs fusils avant d’y introduire la balle meurtrière. Aussi, les hommes dépourvus d’incisive supérieure étaient-ils réformés automatiquement et systématiquement. Pour information, un espace entre les incisives supérieures est appelé communément un diastème dans le jargon des dentistes. De nombreuses célébrités en ont un. C’est le cas notamment de Yannick Noah.

Cette expression tire son origine de l’époque napoléonienne. Pour s’engager dans l’armée napoléonienne, il était impératif que les soldats aient des incisives en parfait état, car ils devaient ouvrir leur poudrière avec les dents afin de recharger leur fusil qu'ils devaient tenir à deux mains. Tout ceux qui avaient des dents écartées étaient alors réformés, car inapte au combat, ce qui évidemment ne manquait pas de contribuer à « leur plus grand bonheur ».