Dans le dossier « 2001, année mondiale Napoléon », nous avons mis en évidence les avantages que retirerait l'ensemble de l'Humanité d'une reconnaissance pleine et entière des mérites de Napoléon.

NAPOLÉON et PARIS

PAS UN SEUL ENDROIT DE PARIS NE PORTE LE NOM DE NAPOLÉON

EN CE DÉBUT DE MILLÉNAIRE,

CETTE MONSTRUEUSE INJUSTICE DOIT ÊTRE RÉPARÉE

La Société Napoléonienne Internationale

 

Nous avons écrit :

 

« Napoléon, débarrassé de toute légende et vu sous l'angle de la stricte vérité, est le seul homme capable, en ce début de millénaire, de devenir un symbole universel. La mise en lumière de ses exploits, de son grand bon sens, de son effarante énergie entièrement consacrée à l'amélioration des conditions de vie des populations de toutes races et religions, de son charisme, de son esprit de tolérance et de sa volonté permanente de paix, sera pour les chefs d'État un modèle à suivre et, pour les peuples du monde entier, un puissant facteur d'amitié, d'enthousiasme et d'union. »

 

Nous avons aussi souligné une criante et douloureuse monstruosité :

 

Pas une seule rue ou place de la capitale de la France

ne porte le nom du plus grand héros de l'Histoire.

 

Ceci a déclenché un courrier chaque jour plus abondant de correspondants du monde entier qui s'indignent et demandent que «  la quarantaine » qui frappe l'Empereur soit enfin levée en ce début de millénaire.

 

Les deux endroits cités comme étant les plus dignes d'avoir l'honneur de porter le nom de l'Empereur ou de Napoléon sont la Place Vendôme et l'Esplanade des Invalides.

 

Place Vendôme - Place de l'Empereur

 

Napoléon est déjà présent au sommet de la colonne Vendôme . Pourquoi Vendôme ? Le jour de son inauguration elle était la « Colonne d'Austerlitz » avant de devenir la « Colonne de la Grande Armée ». Il est temps de lui rendre ce nom. Que penserait-on si on débaptisait les monuments érigés à la mémoire des soldats de Verdun ?

 

 

La Place Vendôme

(photo : R. Deshayes Y.B.C.)

La statue des Invalides

 

L'Empereur est chez lui sur cette place. Il a sous les yeux la rue de Castiglione qui débouche sur la rue de Rivoli et il est soutenu par la rue de la Paix, qui était la rue Napoléon jusqu'au retour de Louis XVIII dans les fourgons des armées étrangères. Souvenons-nous qu'à l'instar de tous les soldats qui ont fréquenté les champs de bataille, Napoléon avait une sainte horreur de la guerre et que, s'il en a gagné plusieurs, il n'en a pas déclenché une seule.

 

Vendôme, bien que ses mérites soient éminents, n'a pas eu dans l'histoire une influence comparable à celle de Napoléon. Il conserverait sa cour et son passage. On pourrait même y ajouter, tout près, la rue des Capucines. (Les Capucines conserveraient leur boulevard).

 

Nous proposons « Place de L'Empereur » car le peuple français lui a décerné ce titre avec plus de 99% de ses suffrages et que ce titre, il l'a lui-même défendu à Sainte-Hélène jusqu'à l'heure de sa mort. Il n'est nul besoin de préciser.  Dans le monde entier, quand on dit seulement « l'Empereur », chacun sait qu'il s'agit de Napoléon 1er.

 

 

 

Esplanade des Invalides - Esplanade Napoléon

 

 

 

L'Esplanade des Invalides de nuit   

(photo : Jean Paul Nacivet / Explorer)

 

« Je souhaite reposer au bord de la Seine au milieu de ce peuple français que j'ai tant aimé » est le vu exprimé par l'Empereur dans son testament rédigé à Sainte-Hélène quelques jours avant sa mort.

 

Pour aller de son tombeau à la Seine, on passe par l'Esplanade des Invalides.

Les invalides de guerre seraient certainement très heureux de céder l'Esplanade au plus célèbre des anciens combattants. Ils conserveraient sept autres lieux (Boulevard, Hôtel, Place, Pont, Port, Square et Station de Métro).

 

Sous l'horloge de la cour d'honneur des Invalides se trouve actuellement une très belle statue de Napoléon (bronze, trois mètres cinquante de haut). Il est question de la déplacer et M. Benjamin Mouton, Architecte en Chef des Monuments Historiques, 73 rue Royale, 78000 Versailles, tél : 01 39 49 58 67, doit prochainement décider de son point de chute.

 

Pourquoi pas l'installer sur l'Esplanade des Invalides le jour où elle deviendrait l'Esplanade Napoléon ? Il serait bien de la poser sur un socle hexagonal portant les mentions, de face, « Aux soldats de la Grande Armée » et, sur les cinq côtés, un énoncé des réalisations pacifiques et humanitaires du Premier Consul et de l'Empereur.


 

Arguments les plus fréquents de nos correspondants 

 

 

À Paris, deux cents lieux portent le nom des réalisations pacifiques, des victoires, des ministres et des soldats de Napoléon (Le général Cambronne a une place, une rue, un square et une station de Métro).

Napoléon n'a rien, absolument rien.

 

L'Empereur Jules César a sa rue, lui qui a torturé Vercingétorix et en a fait un esclave qu'il a exhibé enchaîné à Rome avant de l'étrangler.

 

Nous sommes aussi stupides et odieux que les Anglais lorsqu'ils ont refusé l'inscription « Napoléon » sur la pierre tombale de Sainte-Hélène.

 

Napoléon a risqué cent fois sa vie et travaillé jusqu'à 140 heures par semaine pour que nous ayons aujourd'hui les 35 heures.

 

Napoléon a toujours voulu la paix et n'a pas déclaré une seule guerre. Ce sont les vieilles monarchies de l'Europe qui ont inlassablement attaqué la France des droits de l'homme.

Sept coalitions de 1793 à 1815.

 

Même après les désastreuses campagnes de Russie et d'Espagne, les Français ont continué à vénérer Napoléon comme l'attestent :

 

-                     Le retour de l'île d'Elbe (1815). Seul, face à toutes les polices et les armées du roi, il est remonté de la Provence aux Tuileries, à l'allure tranquille de son petit cheval, sous les vivats des populations accourues sur son passage.

 

-                     Le retour des cendres (1840). Malgré un froid sibérien (moins 20), des centaines de milliers d'hommes, de femmes et d'enfants (une foule encore jamais vue à Paris) était massée pendant des heures sur le parcours du cortège, de Courbevoie aux Invalides, pour témoigner respect et reconnaissance.

 

-                     L'élection au suffrage universel de Louis Napoléon à la présidence de la République (1848) À l'époque, le futur Napoléon III était surtout connu comme un repris de justice qui selon l'intelligentsia parisienne n'avait pas la moindre chance face au général Cavaignac.

 

Résultats de l'élection :

 

Louis Napoléon       5 572 834    suffrages =      74.70%

Cavaignac             1 469 156                         19.60%

Ledru-Rollin              376 834                           5.00%

Raspail                      37 106                           0.45%

Lamartine                  20 000                           0.25%

 

Louis Napoléon a été élu parce qu'il était le neveu de l'Empereur.


 

 

Le président Charles de Gaulle et son ministre de la Culture André Malraux avaient prévu que l'été 1969 serait consacré à l'Empereur. Hélas, le général s'est retiré à Colombey et Napoléon est resté dans le « ghetto ».

 

Au nom de la Société Napoléonienne Internationale, je vais présenter ces arguments au Maire de Paris. Toutefois, une seule lettre a peu de chance d'entraîner une décision favorable. C'est pourquoi je vous invite, vous qui lisez ce texte où que vous soyez dans les cinq continents, à manifester votre soutien en contactant directement le service concerné dont voici les coordonnées :

 

      Monsieur le Maire de Paris

      Sous-direction de la Foncière

      Hôtel de Ville

      75181 Paris cedex 04 France

      téléphone :        01 42 76 32 64

      fax :                        01 42 76 24 09

 

Écrivez, téléphonez, faxez, diffusez

l'information dans votre environnement par tous les moyens dont vous disposez en vous souvenant que les  plus grandes vagues déferlantes sont simplement composées de millions de gouttes d'eau.

 

 

 

Ben Weider, C.M., C.Q., Ph.D.

Président

 

 

 

 

 

 

 

 

Annexe

 

 

Place Vendôme

 

Porte le nom de Louis Joseph de Bourbon, duc de Vendôme (1654-1712). Général d'armée, arrière-petit-fils du roi Henri IV et de Gabrielle d'Estrées, il se distingua dans plusieurs batailles et remporta des victoires en Flandres et en Italie.

En Espagne, le 9 décembre 1710 à Villaviciosa de Tajuna, il battit le général autrichien Starhemberg. Cette victoire consolida la position de Philippe V, petit-fils de Louis XIV, sur  le trône d'Espagne.

 

Colonne Vendôme

 

L'Empereur Napoléon signa le 1er janvier 1806 le décret de construction de la « Colonne d'Austerlitz », confiant à son ministre de l'intérieur, Champagny, le soin de son exécution.

1200 canons furent mis à la disposition des fondeurs, soit un total de 180 tonnes de bronze.

Sous la responsabilité de Vivant Denon et des architectes Gondoin et Lepère, les travaux commencèrent le 25 août 1806 et furent achevés le 15 août 1810. Au sommet de la colonne, d'une hauteur de 44 mètres, est gravé « Monument élevé à la gloire de la Grande Armée »

 

Statue de Napoléon

 

Le roi Louis-Philippe décida en 1831 de placer une statue de Napoléon au sommet de la colonne. Oeuvre du sculpteur Jean-Marie Seurre, cette statue en bronze est haute de 3,50 mètres. Particulièrement réussie, elle donne de l'Empereur dans sa redingote et son uniforme des chasseurs de la Garde, coiffé de son légendaire chapeau, une image saisissante de vérité.

 

Il est la bonté, la sincérité, la volonté personnifiées.

 

Napoléon III estima qu'une statue de cette valeur courait trop de risques en équilibre à une telle hauteur. Il la fit mettre au rond-point de Courbevoie.

 

 

Le président de la République Armand Fallières, en 1911, pensant que Napoléon méritait la cour d'honneur des Invalides, lui donna l'emplacement où elle se trouve aujourd'hui en instance d'être de nouveau déplacée pour des raisons de sécurité. Son poids, selon l'architecte en chef des monuments historiques, met la galerie en danger de s'écrouler

 

 

 

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Napoléon a assuré l'instruction du peuple en créant les écoles primaires, les lycées et l'université. Par le code civil, il a établi des lois équitables pour les relations à l'intérieur de la famille et de la société. Napoléon a aussi été le premier chef d'État à accorder la liberté du culte pour toutes les religions. Dans cette lithographie, il l'accorde aux Juifs qui seront nombreux à le vénérer comme un Messie.