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REACTION DE LECTEURS A NOTRE ARTICLE SUR LE SABRE DE GENERAL VENDEMIAIRE AN XII…

 

 

Les articles du site de la SNI sont lus, la preuve, deux lecteurs nous ont contactés sur le même article, et leurs réactions nous semblent mériter une publication…

D’abord, monsieur Régis G. nous pose des questions sur les particularités d’un sabre en sa possession : nous disions à propos du sabre étudié « au nœud de corps, un cartouche rectangulaire décoré d’un écu à tête de coq, porte ici les lettres RF, pour République Française. Sur des sabres plus tardifs, on trouve les lettres EF, pour Empire Français ». Sur le sabre de notre lecteur, le cartouche ne porte pas de lettres mais un décor en écailles non évoqué dans notre article. En effet, ce décors, rare, peut être rencontré sur les équipements de généraux  durant le Consulat ou au tout début de l’Empire en 1804-1806. Par ailleurs, alors qu’en général, « la chape, échancrée pour assurer le logement des oreillons de la monture, est décorée en partie haute d’un coq aux ailes déployées, posé sur deux casques « à la minerve » », ici pas de coq ou autre aigle… preuve que ce sabre, probablement encore en service durant la période Restauration – Cent-jours, a été modifié par suppression de cette décoration sans que l’on ne trouve la fleur de lys habituellement mise en place ; trop d’instabilité dans les régimes qui se sont alors succédés expliquent cette attitude des plus prudentes !


Cartouche du nœud de corps à décor d’écailles.
De plus la poignée est ici parfaitement règlementaire,
également au motif d’écailles. Photographie du sabre de Régis G.

 



Chape au motif de coq ou d’aigle supprimé. Photographie du sabre de Régis G.

 



Rappel d’une photo de l’article paru sur le site.
On voit bien les différences sur la chape,
ici au motif de coq, et sur l’écusson portant ici les lettres RF.

 

Un deuxième lecteur de l’article nous communique le portrait de son ancêtre, le général Cordéran, qui n’est autre que le propriétaire présumé du sabre présenté dans cet article ! Que d’émotion pour moi, de constater que cet article ait pu générer cette réaction, et me permette de voir le portrait de cet homme, propriétaire de l’arme objet de notre étude. Ce portrait nous montre le général, en uniforme, portant fièrement sa Légion d’honneur du 1er type. Il porte encore la coiffure façon ancien régime, la mode de la coupe « à la Titus » n’ayant pas eu encore d’emprise sur lui…



Général Cordéran.
Photographie communiquée par Ena C.

Que ces lecteurs soient ici remerciés pour leurs témoignages, qui d’une part nous aident dans nos recherches, mais également nous encouragent pour nos publications futures.

 


Pierre MIGLIORINI, FINS
pierre.migliorini@wanadoo.fr