La Société Napoléonienne Internationale
a désormais un représentant dans
les pays hispaniques
Jean-Claude Damamme, représentant pour la
France, l’accueille sur le site
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Il est des gens qui ont vocation à servir une cause, et qui, pour ce faire, n’hésitent pas à accepter de compliquer leur vie.
Tel est le cas d’Eduardo Garzón-Sobrado. Descendant par sa grand-mère paternelle d’un émigré lorrain, et, du côté de sa mère, d’un officier de l’armée de Napoléon III, venu là au moment de l’expédition du Mexique – blessé, il épousa celle qui l’avait soigné et resta dans le pays – ce fils de médecins, historien d’art et jeune professeur adjoint à l’Académie des Beaux-Arts de San Carlos (Universidad Nacional Autónoma de México) eût pu continuer paisiblement sa routine professorale sans rien chercher d’autre, jusqu’à ressembler, in fine, à ces vieux professeurs, « sombres collègues momifiés » par l’ennui, comme il l’écrit avec un humour pertinent et amer, mais…
Mais voilà ! Il eut la chance que son enfance se passât au milieu des nombreux ouvrages consacrés à « Napoléon le Grand » (donc Napoléon 1er, comme le disait cet aïeul évoqué plus haut), et alignés sur les rayonnages de la bibliothèque de sa mère, grande admiratrice de Napoléon, et sous un portrait de l’Empereur, peint par son oncle d’après un tableau de David. L’un de ces portraits qui vous suivent du regard sans vous lâcher, et semble vous dire, avec toute la force d’une persuasion muette : « Rejoins-moi, et tu vivras, fût-ce par l’imaginaire, une grande aventure. »
Chaque hiver voyait, en outre, se dérouler un immuable rituel: un voyage à Paris, qui, traditionnellement, débutait par une visite solennelle aux Invalides, et par un moment, non de curiosité touristique, mais de recueillement sincère au pied du tombeau de l’Empereur.
Au mois d’août 2004, le jour même de la contemplation morose des deux collègues plus haut évoqués, Eduardo Garzón-Sobrado se décida à écrire au prince Napoléon pour lui demander son autorisation, sa « bénédiction » et son soutien pour créer le premier centre d’études napoléoniennes d’Amérique latine – toutes requêtes qui furent, comme l’on peut s’en douter, agréées.
L’Instituto Napoleónico México-Francia (INMF) venait de voir le jour. Sa vocation ?
« Sur le plan moral, explique son président-fondateur, la vocation de l’INMF est de défendre l’honneur de l’Empereur en contrecarrant les diffamations constantes et les mensonges inlassablement perpétrés par ses innombrables ennemis. Aussi, l’INMF entend-il faire connaître au plus grand nombre la véritable nature de ce grand monarque qui, toute sa vie durant, n’a eu de cesse de lutter pour la paix et le bonheur des hommes qu’il gouverna, leur transmettant le « feu sacré » de la manumission en ouvrant la voie pour l’émancipation et le libre exercice de toutes les facultés des individus, tout comme celle de la libération des peuples européens et l’indépendance des nations américaines. »
Les familiers du site de la Société Napoléonienne Internationale de Montréal y trouveront certainement une réelle concordance de pensée et d’objectif.
Si l’on veut bien me pardonner cette formulation un peu vulgaire, je dirai que, depuis qu’il a fondé l’INMF, Eduardo Garzón-Sobrado n’a pas « chômé », et, même s’il est impossible d’en dresser une liste exhaustive dans un espace aussi restreint, il est deux actions qui ont d’autant plus touché le « napoléonien » fervent que je suis que le gouvernement français a, pour d’inacceptables raisons, « passé à la trappe » la commémoration du bicentenaire de la victoire d’Austerlitz : ce fut, d’abord, le 2 décembre 2004, une messe solennelle, la première jamais célébrée en territoire américain, pour commémorer le sacre de Napoléon, et, le 4 décembre 2005, une autre messe à la mémoire des soldats tombés lors de cette campagne de la troisième Coalition.
Après avoir évoqué votre personnalité aussi complètement que faire se pouvait, et mis en exergue le mérite qui est le vôtre dans cette nouvelle aventure napoléonienne, vous me permettrez, d’abandonner les formules officielles pour m’en tenir à votre seul prénom, tant il est vrai que la communion dans un même idéal crée des liens, fût-ce à des milliers de kilomètres.
Vous voici donc désormais des nôtres, un des « soldats » du petit, mais, disons le mot, courageux, commando de la Société Napoléonienne Internationale, emmené par notre infatigable Président, Ben Weider.
Je considère que, pout tout Napoléonien – sincère, il va de soi -, représenter la SNI est un honneur, car c’est n’avoir qu’un objectif, qu’une éthique, qu’une philosophie : défendre, résolument s’entend, la mémoire de Napoléon et, pour ce faire, ne pas craindre d’entrer en conflit avec, bien sûr, ses ennemis déclarés (la plupart du temps, pour des raisons mercantiles), et avec ceux qui se sont « accaparés » l’homme et son histoire. De toute façon, votre appartenance - active – à la SNI vous mettra en marge des « responsables » napoléoniens français institutionnalisés. Si vous n’êtes pas avec eux, vous serez, de facto, contre eux.
Quelque action que vous puissiez faire en faveur de Napoléon, au mieux, ils vous ignoreront, au pire, ils vous dénigreront, ou s’efforceront – ce qui ne les grandit pas - de vous ridiculiser comme ils le firent, et continuent de le faire, avec l’affaire de l’empoisonnement.
Mais peu doivent vous importer ces lamentables mesquineries : seule compte la défense de la mémoire de l’Empereur. Mais vous l’aviez, je pense, déjà compris.
Alors, bienvenue à la SNI, Eduardo, et … bon courage !
Jean-Claude Damamme