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INTERNATIONAL MUSEUM OF SURGICAL SCIENCES

NAPOLÉON BONAPARTE A RÉELLEMENT ÉTÉ ASSASSINÉ

L'ARME : LE POISON À RAT

 

Au International Museum of Surgical Sciences est exposé un masque mortuaire en plâtre exécuté par le Dr F. Antommarchi, un des médecins de Napoléon, à la mort de celui-ci le 5 mai 1821 sur l’île Sainte-Hélène. Le masque a appartenu à monsieur Max Thorek, fondateur du Collège international des chirurgiens et napoléonphile, qui l’a d’abord gardé dans son bureau jusqu’à ce qu’il en fasse don au musée. Un débat fait rage depuis plus de 50 ans sur la cause du décès de Napoléon. On a d’abord cru que Napoléon était mort d’un cancer de l’estomac jusqu’à ce que monsieur Ben Weider, un homme d’affaires canadien, et le Dr Sten Forshuvud, un dentiste suédois passionné de toxicologie, déterminent ensemble en se basant sur les descriptions des compagnons de Napoléon sur l’île Sainte-Hélène que ce dernier démontrait la majorité des signes d’empoisonnement chronique à l’arsenic. Il était cependant impossible de le prouver avec les méthodes analytiques de l’époque servant à mesurer les niveaux d’arsenic. En effet, il aurait fallu de grandes quantités de cheveux certifiés authentiques de Napoléon et il était difficile d’en trouver. Comment savons-nous que Napoléon a été empoisonné? La science nucléaire et ses cheveux nous l’ont révélé. Ce n’est pas avant les années 1960 que le laboratoire nucléaire britannique Harwell (qui a mis au point la bombe atomique et les bombes à hydrogène britanniques) a pu identifier les niveaux d’arsenic dans les cheveux de Napoléon. En effet, grâce à une nouvelle méthode d’analyse par activation nucléaire, un seul cheveu soumis à des essais a permis d’identifier sur plus de 120 jours des variations des niveaux toxiques d’arsenic correspondant aux fluctuations de la santé de Napoléon, telles que décrites par ses compagnons en exil et caractéristiques d’un empoisonnement intermittent à l’arsenic.


Napoléon sur son lit de mort, entouré de ses compagnons d'exil

Par la suite, en 1995, ces tests ont été répétés au laboratoire médico-légal de toxicologie du F.B.I., avec de nouveaux échantillons de cheveux certifiés authentiques; des résultats similaires ont montré et confirmé les niveaux toxiques d’arsenic dans les cheveux de Napoléon soumis à l’analyse. Malgré ces conclusions, le débat continue de faire rage, certains prétendant que l’arsenic mesuré provenait de l’extérieur de la tige capillaire, ou de la tapisserie ou de l’eau du puits, voire de l’agent de conservation appliqué sur les échantillons de cheveux, ce qui représente un agent externe de contamination.

Distribution de l'AS75 chez Napoléon : l'imagerie nano-SIMS a révélé que la partie
centrale (médulla), le cur du cheveu, est imprégnée d'arsenic.

En dernier lieu, avec la venue de la technologie nano-SIMS en 2003 (voir www.labchemtox.com), le Dr Pascal Kintz, président de la International Association of Forensic Toxicologists et du laboratoire ChemTox a démontré la présence d’arsenic inorganique (AsIII et AsV), la forme la plus toxique fabriquée par l’homme et communément appelée ‘mort au rat’, dans la moelle de la tige capillaire des cheveux certifiés authentiques de Napoléon. Ceci constitue une preuve irréfutable que la présence de l’arsenic inorganique résulte d’une volonté de tuer Napoléon. La moelle était complètement imprégnée de poison à rat dont la présence au cœur de la tige capillaire implique qu’il ne peut s’être déposé là que par la voie des vaisseaux sanguins. De plus, l’analyse par spectrométrie de masse couplée à un plasma inductif (ICP-MS), qui est aux molécules organiques ce que l’analyse de l’ADN est pour les humains, confirme l’authenticité des divers échantillons de cheveux grâce à la similitude des caractéristiques moléculaires de leur composition chimique. Si Napoléon n’a pas été empoisonné, comment expliquer la présence de poison à rat dans la moelle de la tige capillaire d’échantillons certifiés authentiques? Cette conclusion scientifique n’a jamais été réfutée par ceux qui n’acceptent pas ces résultats. Après 50 ans, la longue croisade de monsieur Ben Weider se termine. Il a afin réalisé le dernier souhait de l’Empereur : que le peuple français connaisse la vérité sur sa mort (voir: www.societenapoleonienne.com).
Mission accomplie!

Ben Weider portant fièrement la médaille de la Légion d'honneur de la France, devant le buste en marbre de l'Empereur, du sculpteur Thorvaldsen, dans son bureau montréalais

 

Le président de la France, Jacques Chirac et Ben Weider portant la Légion d'honneur de la France qui lui a été décernée pour ses études sur Napoléon, ses livres sur Napoléon et la découverte que Napoléon a été empoisonné à Sainte-Hélène

Addendum : Napoléon a été assassiné en deux phases : une première phase d'administration légère d'arsenic, sur plusieurs années, pour faire croire que le cur se détériorait et cacher l'empoisonnement, ceci pour éviter une révolte en France des militaires et de la population, car Napoléon était le fils chéri de la France. Puis une phase mortelle avec l'utilisation de Calomel (HgCl), un cathartique, et d'orgeat (une boisson à saveur d'orange faite avec des amandes amères (acide cyanhydrique) qui combinés forment le HgCN, administrés ensemble le 3 mai, 1821 et dont l'effet corrosif a provoqué une perforation gastrique et la mort. Napoléon est mort gras, alors que les patients atteints de cancer de l'estomac meurent cachectiques. Lorsque son cercueil fut ouvert pour le retour en France de son corps, à la grande surprise de tous, il n'y avait pas eu de détérioration du corps et ceux qui étaient présents ont remarqué qu'il avait la même apparence qu'au moment de sa mort l'arsenic tue, mais il préserve aussi les tissus.

 

 


 

En novembre 2007, à l'Université
Ricardo Palma,
Dr. John Fournier (à droite) reçoit le professorat
honoraire de Chirurgie. La distinction lui a été remise par le doyen de
l'École Médicale, Professeur Manuel Huaman Guerrero (au centre) et
par le Récteur de l'université, Professeur
Rodriguez Chavez (à gauche) .

 

Pour plus d’information à propos du
Dr. Pascal Kintz et son laboratoire,
visiter : www.labochemtox.com

 

 

 

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