DUROC

« L’OMBRE DE L’EMPEREUR »

Par Pascal Cazottes, FINS

 

 

           Le 25 octobre 1772, naît, à Pont-à-Mousson (Meurthe-et-Moselle), Géraud Christophe de Michel du Roc, fils de Claude Sidoine de Michel, chevalier du Roc. Suivant tout naturellement les traces de son père, capitaine de cavalerie, le jeune Duroc (*) se destine à la carrière des armes (par choix ou par obligation). Dans ce but, il intègre l’école militaire de sa ville natale où il sera reçu cadet gentilhomme au mois de février 1789. Malgré les soubresauts de la Révolution, Duroc poursuit sa formation militaire et devient élève sous-lieutenant d’artillerie à l’école de Châlons (1er mars 1792). Toutefois, les événements révolutionnaires finissent par avoir raison de ses aspirations. En tant qu’authentiques nobles, lui et les membres de sa famille ne tarderont pas à faire l’objet de persécutions. Une seule possibilité s’offre désormais à eux : l’émigration. Le 22 juillet 1792, Duroc donne sa démission pour prendre la route de l’exil. Cependant, il ne parvient pas à s’accoutumer à une vie hors de France. Son pays lui manque. En outre, le patriote qu’il est dans l’âme, ne supporte pas de rester inactif face à la première coalition qui menace les frontières de notre hexagone.

 Très vite de retour en France, il abandonne sa particule afin de ne plus être inquiété. Réintégré au sein de l’école de Châlons, le 1er mars 1793, il y achève sa formation. Au sortir de cette institution, le voilà nommé lieutenant en second au 4ème régiment d’artillerie à pied (1er juin 1793). Il est ensuite affecté à l’armée d’Italie dont 6.000 hommes sont envoyés à Toulon, en renfort des troupes qui assiègent la capitale varoise. C’est là qu’il fait la connaissance d’un officier qui marquera durablement sa destinée : Napoléon Bonaparte. Ce dernier ne manque pas de remarquer en Duroc des qualités jusqu’alors insoupçonnées. Et il fallait, d’ailleurs, toute la perspicacité du futur Empereur des Français pour percer à jour cette carapace forgée de manière à ne rien laisser paraître. Après la prise de Toulon, les deux hommes se perdent de vue, mais pas pour très longtemps. Moins de trois ans plus tard, commence, en effet, la première guerre d’Italie qui leur donnera l’occasion de se retrouver. Parvenu au grade de capitaine, Duroc se signale en de nombreuses occasions lors de cette première campagne : à Primolano, le 4 septembre 1796, où il est blessé et a un cheval tué sous lui, à Covolo, le 12 septembre suivant, au passage de l’Isonzo et à la prise de Gradisca (19 mars 1797), ce qui lui vaudra les épaulettes de capitaine-commandant le 2 juin 1797. Entre-temps, il est devenu l’aide de camp du général Bonaparte (le 26 octobre 1796) qui ne peut que se féliciter de son choix. Outre une bravoure indéniable, Duroc fait montre d’une grande rigueur dans son travail, ainsi que d’un dévouement à toute épreuve. Dès lors, lui et Napoléon ne se quitteront plus.



Duroc Commandant Artillerie Garde Consulaire


            Bien entendu, Duroc fait partie de cette armée d’Orient qui ne tarde pas à accumuler les lauriers en Egypte. Là encore, Duroc se distingue. Le 15 novembre 1798, et après le combat de Salahieh, il est nommé chef de bataillon. Le 8 mars 1799, on le retrouve montant à l’assaut de Jaffa. Cinq jours plus tard, il devient chef de brigade. Le 1er avril 1799, lors du siège de Saint-Jean-d’Acre, Duroc reçoit une blessure ; ce qui ne l’empêche pas d’être présent, le 25 juillet 1799, à la bataille d’Aboukir où il est à nouveau grièvement blessé par un éclat d’obus. Ce sera là son dernier combat en Egypte, car le général Bonaparte, informé de la situation désastreuse qui règne en France, a décidé de voler au secours de la mère patrie. Le 23 août 1799, le général en chef de l’armée d’Egypte embarque à bord de la frégate Muiron. Seront du voyage quelques proches, dont Duroc.

Durant les journées des 18 et 19 brumaire, Duroc est constamment aux côtés de Bonaparte. Il est vrai qu’il est devenu son premier aide de camp depuis le 17 octobre 1799.

            A peine le Consulat débute-t-il que Bonaparte doit faire face aux menaces venues de l’extérieur. Il se dépense sans compter pour appeler à la paix et dépêche des missions diplomatiques en ce sens. Duroc, décidément homme de toutes les situations, est envoyé en Prusse le 27 novembre 1799. Par contre, rien à faire du côté des Autrichiens qui prétendent nous envahir en passant par Gênes. Bonaparte est, dès lors, obligé de remonter en selle. Il va surprendre les Autrichiens sur leurs arrières en débouchant par le seul endroit où on ne l’attend pas : les Alpes ! Encore une fois, Duroc est mis à contribution pour aller reconnaître le chemin par lequel passera l’armée française. Une fois sa mission accomplie, et l’armée ayant posé le pied sur le sol italien, Duroc ne reprend pas sa fonction d’aide de camp mais va se placer à la tête du 3ème régiment d’artillerie à cheval, régiment qui s’illustrera notamment à la bataille de Marengo (14 juin 1800). Les hostilités terminées, Duroc est envoyé à Vienne afin de porter un ultimatum pour la signature de la paix. Sa mission diplomatique ne s’arrête pas là. Il se rend ensuite à Saint-Pétersbourg et à Copenhague, toujours avec le secret espoir d’obtenir des monarchies européennes le respect de l’unique demande de la France : celle de vivre en paix ! Pratiquement dans le même temps, le 1er Consul couvre Duroc d’honneurs. Le 13 octobre 1801, il le fait général de brigade, puis gouverneur des Tuileries le 20 novembre suivant. Moins de deux ans plus tard, Duroc devient général de division (27 août 1803). Mais, surtout, avec l’avènement de l’Empire, Duroc accède aux plus hautes fonctions dans la nouvelle « Maison impériale ». Le 10 juillet 1804, il est officiellement nommé grand officier du palais de l’Empereur. Sept mois plus tard, soit le 2 février 1805, Duroc occupe la place de grand maréchal du palais. Bien plus qu’un simple titre honorifique, il s’agit là d’un véritable poste de confiance qui l’amènera à côtoyer l’Empereur au quotidien. Le maréchal du Palais a, en outre, de nombreuses tâches à accomplir. De fait, c’est à lui qu’il appartient de veiller à la sécurité de l’Empereur et des personnes qui logent dans les palais impériaux, d’où ses attributions militaires et policières. Duroc est également chargé de l’approvisionnement et de l’entretien des mêmes palais lorsqu’il ne doit pas, en plus, s’inquiéter de leur embellissement. Pour exécuter toutes ces missions, il a sous ses ordres un très nombreux personnel dont il est aussi responsable. On le comprendra, Duroc est devenu, pour Napoléon, un adjoint réellement indispensable. Au dévouement de Duroc, l’Empereur répond en accordant à ce dernier une amitié et une confiance sans réserve. Duroc est autorisé à ouvrir le courrier privé de Napoléon, comme il peut aussi rester à ses côtés lors des nombreuses audiences données par l’Empereur. C’est ainsi, du reste, qu’il sera amené à remonter le moral de certains visiteurs victimes de la mauvaise humeur de Napoléon. Combien de personnes recevront-elles, en effet, ces paroles réconfortantes de la bouche de Duroc : « Laissez-le aller : il dit ce qu’il sent, non ce qu’il pense, ni ce qu’il fera demain. »

            Cependant, Duroc est resté un soldat, et lorsqu’il accompagne l’Empereur dans ses campagnes, il ne manque pas une occasion de le prouver. C’est ainsi qu’à la bataille d’Austerlitz, il remplace au pied levé Oudinot blessé pour aller se placer à la tête de la division des grenadiers réunis. A Essling, il prend le commandement d’une grande batterie et met à profit sa formation d’artilleur pour stopper les Autrichiens devant le village d’Aspern. Pratiquement partout où Napoléon se trouve, Duroc est présent. Non seulement il lui arrive de participer aux batailles, mais encore lui échoit-il de signer les traités de paix après les victoires de son Empereur. C’est ainsi qu’il négocie le traité de Schönbrunn avec la Prusse (15 décembre 1805), qu’il signe, le 11 décembre 1806, à Posen, le traité de paix qui fait entrer la Saxe dans la Confédération du Rhin, porte au Tsar Alexandre 1er l’armistice consécutif à la victoire de Friedland, et signe, le 12 juillet 1809, l’armistice de Znaïm (après la victoire de Wagram).

Au cours de son service auprès de l’Empereur, Duroc accumule les décorations et autres titres. Que l’on en juge : Duroc fut grand aigle de la Légion d’honneur, grand cordon de l’Aigle Noir, grand cordon de l’Aigle Rouge et de la Fidélité de Bade, duc de Frioul (mai 1808), chevalier de la Couronne de Fer et, enfin, sénateur (5 avril 1813).

Duroc Duc de Frioul


            Par contre, nous ne savons pratiquement rien de sa vie privée. Etant de nature très réservée, au point de le faire passer pour quelqu’un de froid et de sec, seul l’Empereur pouvait s’enorgueillir de connaître les pensées profondes de son ami qu’il tutoyait dans l’intimité. Voici, d’ailleurs, quelques paroles de Napoléon recueillies par Las Cases, à Sainte-Hélène, au sujet du duc de Frioul : « Duroc avait des passions vives et tendres qui répondaient peu à sa froideur extérieure. J’ai été longtemps pour le savoir, tant son service était exact et régulier. Ce n’était que quand une journée était entièrement close, quand je reposais déjà, que la sienne commençait. Duroc était pur et moral, tout à fait désintéressé pour recevoir, extrêmement généreux pour donner. »

Duroc eut pour épouse Marie des Neiges Martinez de Hervas, fille du marquis d’Almenara et de vingt-trois ans sa cadette. De leur union, qui fut très courte, naquirent un fils, Napoléon Louis Sidoine, mort en bas âge, et une fille, Hortense Eugénie Marie des Neiges, laquelle, née en 1812, ne vécut que dix-sept ans.

            Puis, vint la fatidique campagne de 1813 qui eut pour effet de priver l’Empereur de son plus fidèle collaborateur et ami.

Comme nous l’avons vu plus haut, Duroc suivait Napoléon dans toutes ses campagnes. Après avoir participé à la bataille de Lützen (2 mai 1813), Duroc était encore présent à Bautzen (20 et 21 mai 1813). Suite à cette énième victoire de Napoléon, les Prusso-Russes battaient en retraite, mais en bon ordre. S’étant engagés sur la route de Reichenbach, en direction de Görlitz, les coalisés présentaient une nouvelle ligne de défense au matin du 22 mai, toujours dans le but de protéger leur retraite. Un engagement de cavalerie eut lieu entre l’arrière-garde russe de Miloradovitch et les hommes de Lefebvre-Desnouettes, sans pour autant inquiéter le retrait des coalisés. Ces derniers faisaient également donner le canon sur leurs poursuivants. Et c’est justement un boulet ennemi qui provoqua la mort de Duroc. Ayant ricoché sur un arbre, le boulet en question tua sur le coup le général du génie Kirgener et finit sa course sur Duroc, le blessant mortellement. L’événement eut lieu au soir du 22 mai 1813, plus précisément à 19 heures. Une heure plus tard, Napoléon était au chevet de son ami (Duroc ayant, entre-temps, été transporté dans une ferme de Hanspach, à l’entrée du village de Mackersdorf) et recevait ses dernières paroles : « Sire, toute ma vie a été consacrée à votre service et je ne la regrette que par l’utilité dont elle pouvait vous être encore. Je laisse une fille, votre Majesté lui servira de père. » Le lendemain matin, à 10 heures, Duroc rendait son dernier soupir après des souffrances sans nom (le boulet lui avait découvert les entrailles). Son corps fut aussitôt transporté à Görlitz afin d’y être embaumé. Sa dépouille repose désormais aux Invalides, près de celui qu’il avait servi avec tant de dévouement, et juste en face du tombeau de Bertrand, autre grand maréchal du Palais.

            La mort de Duroc a été décrite avec grande précision par le baron Fain, secrétaire particulier de Napoléon, dans son manuscrit de 1813, document d’une valeur historique inestimable. Nous en reproduisons ci-après un extrait qui permettra au lecteur de saisir chaque détail du drame qui s’est joué ce 22 mai 1813 :

« La bataille de Wurtchen est gagnée. L’armée française poursuit l’armée ennemie qui se retire en combattant. Les alliés finissent par nous abandonner le passage de Reichembach ; mais la victoire nous fait acheter ses moindres faveurs ; le général Bruyères vient d’être emporté par un boulet. L’armée ressent vivement cette perte, et chacun répète avec douleur : « C’est encore un ancien soldat d’Italie ! »

Nous retrouvons l’ennemi posté sur les hauteurs, en arrière de Reichembach. L’Empereur, qui est sans cesse sur les pas de l’avant-garde, arrive et fait encore déployer des troupes pour attaquer. Les boulets sifflent de nouveau, et bientôt après l’ennemi se met en retraite. Napoléon ne peut cacher un mouvement d’humeur en voyant cette arrière-garde lui échapper toujours. « Comment ! dit-il, après une telle boucherie, aucun résultat ! Point de prisonniers, ces gens-là ne me laisseront pas un clou ! » Dans ce moment, un chasseur à cheval ajoute en s’adressant au grand maréchal : « Duroc ! la fortune nous en veut bien aujourd’hui. »

La journée n’était pas finie.

Le quartier impérial devait s’arrêter à Reichembach ; le grand maréchal y avait fait marquer les logements. Mais l’Empereur apprenant que l’ennemi tient encore du côté de Markersdorf rejoint de nouveau l’avant-garde. On se dirigea sur le Landserone, dont le pic domine toute la contrée, et l’on trouve l’ennemi en position derrière le ravin de Markersdorf.

L’Empereur ordonne au prince de la Moskowa d’attaquer ; il veut pousser jusqu’à Gorlitz ; mais le mouvement éprouva des délais. Les troupes saxonnes qui devaient y prendre part n’arrivant pas, Napoléon envoie aide-de-camp sur aide-de-camp pour qu’on se presse ; il aperçoit, à gauche, une hauteur d’où il pourra voir ce qui se passe, et il descend rapidement par le chemin creux du village pour gagner la route qui conduit sur cette éminence. On le suivait en trottant, au milieu d’un nuage épais de poussière, serrés quatre par quatre, et chacun distinguait à peine son voisin. Sur la première file se trouvaient le duc de Vicence, le duc de Trévise, le maréchal Duroc et le général de génie Kirgener. Dans ce moment les troupes du maréchal Ney débouchent du village. L’ennemi tire trois coups de canon, et l’un des boulets vient frapper un arbre auprès de l’Empereur. Parvenu sur le plateau qui domine le ravin, Napoléon se retourne pour demander sa lunette, et ne voit plus que le duc de Vicence qui l’ait suivi. Le duc Charles de Plaisance accourt bientôt après ; il est pâle et dit un mot à l’oreille du grand écuyer. L’Empereur demande ce que c’est. Le duc de Plaisance a peine à parler ; il finit par dire que le grand maréchal vient d’être tué. « Duroc ! s’écrie l’Empereur ; cela n’est pas possible, il était tout à l’heure auprès de moi. »

Cependant le page arrive avec la lunette ; des aides-de-camp surviennent et la nouvelle est confirmée.

Le boulet qui a frappé l’arbre a ricoché d’abord sur le général Kirgener, et ensuite sur le duc de Frioul. Kirgener a été tué raide ; Duroc n’est pas encore mort. Les docteurs Larrey et Yvan et tout ce qui se trouve là d’officiers de santé sont accourus ; mais les efforts de l’art seront impuissants. Le boulet a déchiré les entrailles ; on vient de transporter le mourant dans une des premières maisons de Markersdorf.   

Sur ces entrefaites, le colonel Gourgaud était venu annoncer, de la part du maréchal Ney, que l’ennemi ne présentait plus qu’une faible arrière-garde ; l’Empereur se porte machinalement à la suite de ses troupes, et reste encore près d’une demi-heure à observer le mouvement qui s’opère au-delà du village.

Cependant il a ordonné que la garde s’arrêtât : on a fait dresser la tente du quartier impérial dans un champ, sur la droite de la route, avant de descendre à Markersdorf. Enfin, l’Empereur revient de ce côté. Il rentre dans le carré de sa garde et passe le reste de la soirée, assis sur un tabouret devant sa tente, les mains jointes et la tête baissée, gardant le plus morne silence. Le général Drouot fait demander des ordres pour l’artillerie. « A demain tout ! » est la seule réponse qui s’échappe de ce cœur oppressé.

Les maréchaux et les principaux officiers de l’armée et de la maison impériale se tenaient à quelque distance dans l’attitude de la douleur.

Toute l’armée prend la part la plus vive aux peines qui absorbent en ce moment les pensées de l’Empereur. La garde a les yeux tristement fixés sur lui : « Pauvre homme, disent les vieux grenadiers, il a perdu un de ses enfants ! »

A la nuit close, quand toute l’armée a pris position, l’Empereur sort du camp, accompagné seulement du prince de Neufchâtel, du duc de Vicence et du docteur Yvan. Il veut voir Duroc et l’embrasser une dernière fois. Cette scène a été déchirante…

Duroc mourut dans la nuit.

La nouvelle que Duroc a cessé de souffrir arrive à Napoléon à son quartier général de Gorlitz. L’Empereur ordonne que son corps soit transporté à Paris pour y être déposé sous le dôme des Invalides. Il veut acheter de ses propres deniers la maison où Duroc est mort, et charge le pasteur du village de placer, à l’endroit où fut le lit du maréchal, une pierre monumentale qui dise à la postérité :
« Ici le général Duroc, duc de Frioul, grand maréchal du palais de l’Empereur Napoléon, frappé d’un boulet, a expiré dans les bras de son Empereur et de son ami. »

La garde et la conservation de ce monument sont une charge qui doit grever désormais la propriété de la maison, et c’est à cette condition que Napoléon en fait don à celui qui l’occupe actuellement comme locataire. Le pasteur, le juge et le donataire sont appelés et reçoivent les fonds nécessaires à l’accomplissement de la volonté de Napoléon.

Les instructions de l’Empereur ne furent point remplies. Un ordre de l’état-major russe fit saisir, entre les mains du pasteur Hermann, à Markersdorf, la somme destinée à élever un monument à la mémoire d’un guerrier mort sur le champ de bataille. »


            Le nom de Duroc est inscrit sur le côté Est de l’Arc de Triomphe de l’Etoile à Paris.

 

 

Pascal Cazottes, FINS

 

 

           
(*) C’est ainsi que nous appellerons dans la suite Géraud Christophe de Michel du Roc, duc de Frioul.

 

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