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EMPOISONNEMENT DE NAPOLÉON

MISE AU POINT

Par Jean-Claude Damamme
Représentant pour la France de la Société napoléonienne Internationale

 

Récemment, plusieurs médias se sont fait l’écho d’une étude conjointe de chercheurs suisses, canadiens et américains rejetant les théories « maintenant largement discréditées » (citation) d’un empoisonnement de Napoléon à l’arsenic. À ce propos, discréditées par qui ?

La publication de cette étude appelle de ma part les réflexions suivantes : sauf erreur, étrangement, à aucun endroit, ne sont mentionnés ni les travaux du Dr. Pascal Kintz, président de l’Association internationale des toxicologues de médecine légale, ni ceux du Pr. Robert Wennig de l’université du grand-duché du Luxembourg, dont les analyses montrent - sans ambigüité – une concentration massive de mort-aux-ratsau cœurdes cheveux de l’Empereur ? Et, à cette présence, il n’existe qu’une seule explication : le toxique est passé par la voie digestive.

La citation dont il est fait mention plus haut ne constituerait-elle d’ailleurs pas une manière d’insulte faite aux travaux de ces deux scientifiques de réputation internationale ?

Cette étude ignore également les conclusions du Pr. Lucien Israël, cancérologue et membre de l’Institut de France, qui réfutait la thèse officielle du cancer de l’estomac.

En outre, l’étude en question a été entreprise sur « la proposition du Dr. Jean-François Lemaire » (citation), médecin, certes, mais surtout membre du « Souvenir Napoléonien » français, et à ce titre, opposant systématique à la thèse soutenue par Ben Weider.

Je ne vois, dans cette étude, rien qui soit susceptible de remettre en cause la théorie de l’empoisonnement.

Compte tenu du passif qui existe entre ces gens et le président Weider au sujet de cette théorie, il ne serait pas surprenant que la prolifération subite de cette étude sur Internet (onze articles en 24 heures !!!) ne soit qu’une offensive concertée pour tenter de discréditer – j’emploie le mot à dessein – les points que les plus grands experts toxicologues internationaux lui ont permis de marquer contre les opposants à la thèse de l’empoisonnement de l’Empereur.

Je rappelle que, sans être gastronome, Napoléon n’était tout de même pas masochiste au point d’accommoder ses plats à la mort-aux-rats, bien loin d’être, comme chacun sait, une potion magique, garante de longévité.

En conclusion, avec des études de ce genre, qui, volontairement, font l’impasse sur des résultats d’analyses toxicologiques du plus haut niveau – et indiscutables pour tout individu intellectuellement honnête, il va de soi – on parvient à occulter délibérément une vérité scientifique incontestable, et à continuer de duper grossièrement le grand public.

Ce qui est peut-être le but recherché.

Mais par qui et pourquoi ?

Jean-Claude Damamme

Représentant pour la France de la
Société Napoléonienne Internationale

 

 

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