Préambule

 

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« Il nous faut des modèles pour inspirer les jeunes »

Le présent dossier a pour objet de présenter les avantages que retirerait l’ensemble de l’humanité, d’une reconnaissance pleine et entière, des mérites de Napoléon et de ses compagnons civils et militaires.

En effet, Napoléon, débarrassé de toute légende et vu sous l’angle de la stricte vérité, est le seul homme capable, en ce début de millénaire, de devenir un symbole universel.

La mise en lumière de ses exploits, de son grand bon sens, de son effarante énergie entièrement consacrée à l’amélioration des conditions de vie des populations de toutes races et religions, de son charisme, de son esprit de tolérance et de sa volonté permanente de paix, sera pour les chefs d’État un modèle à suivre et, pour les peuples du monde entier, un puissant facteur d’amitié, d’enthousiasme et d’union.

 

 

 

 

Dans ce dossier, nous allons survoler :

- Napoléon aujourd’hui dans le Monde

- La légende noire

- La vérité historique

et faire quelques suggestions pour atteindre l’objectif  visé.

 

NAPOLÉON AUJOURD’HUI DANS LE MONDE

 

À l’approche du troisième millénaire, nous assistons à « une énorme déferlante Napoléon » dont le bouillonnement et les remous s’étendent avec une force irrésistible dans des domaines et des lieux souvent inattendus. L’Empereur est devenu un véritable héros mondial.

 

Les directeurs de grandes entreprises et les professeurs des écoles de commerce, se réfèrent à son bon sens et à ses idées tactiques et stratégiques pour perfectionner les techniques du Marketing.

 

En Italie, en 1996 et 1997, plus de cinquante villes et villages ont commémoré par de grandes fêtes de 200ième anniversaire de leur libération par Bonaparte.

 

Des monuments sont érigés à la gloire de Napoléon, même par les descendants de ses adversaires. Ainsi, à l’Île Lobau, à Borodino et sur les rives de la Bérézina au point où il avait forcé le passage en brisant l’étau de forces russes trois fois supérieures en nombre.

 

Les « expositions Napoléon » se multiplient.

 

Celle du célèbre Metropolitan Museum de New York a été vue par un demi-million d’Américains.

 

En 1993 à Memphis, Tennessee, l’Empereur est venu chez le roi Elvis et 450 000 personnes lui ont présenté leurs hommages.

 

En 1999, à Montréal, au musée Stewart de l’île de Sainte-Hélène, la file d’attente atteignait certains jours près d’un millier de visiteurs.

 

Cette même année, l’Empereur était à Tokyo au « Fuji Art Museum » sous le titre « Napoléon Bonaparte : L'HOMME »

 

À l’Université de Floride, des étudiants, venus de tous les coins du monde, consacrent à Napoléon l’essentiel de quatre années d’études.

 

Des dizaines de Sociétés napoléoniennes prospèrent dans les cinq continents. Nombreuses sont celles qui éditent des revues dans lesquelles Napoléon est examiné sous toutes ses coutures. Elles organisent des congrès annuels et des pèlerinages sur les lieux du souvenir.

 

Les magazines Napoléon se multiplient dans toutes les langues.

 

Enfin, il ne se passe pratiquement pas de semaine sans qu’une grande chaîne de télévision ne diffuse une étude ou un film sur Napoléon.


LA LÉGENDE NOIRE

 

Curieusement, c’est surtout en France que se diffusent et se perpétuent les mensonges les plus grossiers et les calomnies les plus perfides contre Napoléon.

 

La faute en incombe essentiellement au professeur Jean Tulard. Ce curieux personnage est le « grand oracle » napoléonien. Il est partout; dans ses propres livres, dans ceux des autres comme préfacier, dans les colloques, les conférences, les congrès, les cérémonies, etc.

 

L’histoire de l’Empire est la sienne; elle est aussi son domaine réservé. Il est malvenu de mettre en doute sa vision des choses, voire de publier un ouvrage qui n’aurait pas son aval. Ayant réussi à se hisser sur le fauteuil de Président de l’Institut Napoléon, entouré d’une coterie de courtisans « légendeux et mytheux » (pardon M. Druon), il tond sans vergogne la laine sur le dos de l’Empereur, dont il est le plus perfide et le plus grossier des ennemis. Pour s’en convaincre, il suffit de le lire.

 

Voici ce qu’il écrit dans son dictionnaire Napoléon (page 1229) :

 

« L’homme : Au physique il y a Bonaparte, le maigre aux longs cheveux et Napoléon, le ventripotent aux cheveux ras.

….Il parlait vite, avec un accent corse mais, à l’écrit, ne faisait pas plus de fautes d’orthographe que ses contemporains.

….Contrairement à sa légende, l’homme se révèle souvent hésitant…

….Il est émotif, coléreux, dépressif…

….Initié par une prostituée du Palais Royal, il a découvert l’amour dans les bras de Joséphine qui avait le plus joli petit cul du monde.

…Rien ne permet d’affirmer qu’il eut plus que de l’affection pour sa soeur Pauline. (ceci est une perfide calomnie)

….Napoléon a souffert, comme tous les cavaliers de son temps, de crises d’hémorroïdes. (mensonge)

….On sait aussi qu’en 1814, au moment du départ pour l’Île d’Elbe, il était atteint d’une maladie vénérienne. (mensonge et perfide calomnie)

….Napoléon n’a pas compris les guerres nationales; ses effets fondés sur la surprise ne jouèrent bientôt plus contre l’adversaire quand celui-ci eut compris la leçon. (Énorme et stupide mensonge. Encore en 1814, durant la campagne de France, les Alliés, battus chaque fois qu’ils se trouvaient face à l’Empereur, avaient dû convenir d’attaquer seulement là où il ne se trouvait pas.)

….Napoléon en restait souvent aux idées de l’ancien régime. Au demeurant, sa conception de la guerre relevait plus du poker que des échecs (où il était mauvais joueur).

….S’il fallait caractériser d’un mot le génie de Napoléon, c’est son sens de la propagande qui apparaîtrait comme le plus impressionnant… »

 

On lit aussi dans « NAPOLÉON, le pouvoir, la nation, la légende » :

 

« Le passage de l’homme au mythe n’est pas toujours évident. Pour Napoléon il n’y a pas de problème (ici un renvoi dans lequel Jean Tulard invite le lecteur à acheter son livre « Le Mythe de Napoléon »). Sa légende, il l’a forgée lui-même. Son génie est d’avoir compris très tôt l’importance de la propagande.

 

….Dans une France qui n’en finit plus de terminer sa Révolution, voilà le sauveur tout trouvé. Ce n’est pas parce qu’il est meilleur général que Lafayette, Dumouriez ou Pichegru, que Bonaparte obtient cette dictature de salut public que convoitaient ses prédécesseurs, c’est parce qu’il a su faire sa propagande et qu’il surgit au bon moment… (Selon Tulard, les victoires époustouflantes de la campagne d’Italie ont donc été remportées à coups de propagande)

 

….En 1823, deux ans après la mort de Napoléon, parut en librairie le Mémorial de Sainte-Hélène de Las Cases. Le choc fut considérable (ici un renvoi dans lequel Jean Tulard invite le lecteur à acheter son livre « Le Mémorial, chef-d’œuvre de propagande »).

 

….Le génie de Napoléon ne fut-il pas en définitive de s’être composé une silhouette : « Il avait petit chapeau avec redingote grise », chante la grand-mère chez Béranger ».

 

Les citations ci-dessus ne nécessitent pas de commentaires. Elles montrent clairement que Jean Tulard est un contempteur de Napoléon, qui, selon lui, est une sorte de « parvenu vérolé » qui s’est bâti une légende et est devenu un mythe uniquement par le fait d’une habile propagande.

 

Par contre, Jean Tulard a beaucoup d’admiration pour Talleyrand et Fouché (le vice et le crime selon Chateaubriand). Il écrit dans la Revue du Souvenir Napoléonien de mai-juillet 1999 :

« …. L’Empereur doubla l’inimitié du prince de Talleyrand de celle du duc d’Otrante, les deux seuls grands politiques dus à la Révolution qui eussent peut-être pu le sauver en 1813 ».

 

Notons encore que Jean Tulard ne se contente pas de calomnier Napoléon. Il s’en prend aussi au général De Gaulle.


Ainsi, lisons ce qu’il écrit dans la conclusion de son « NAPOLÉON ou le mythe du sauveur » (nouvelle édition – Fayard 1999) :

 

« Face aux périls intérieurs et extérieurs menaçant ses intérêts, la bourgeoisie française a toujours su s’inventer des sauveurs.

Napoléon ouvre la voie à Cavaignac, Louis-Napoléon, Thiers, Pétain et De Gaulle…

Le sauveur disparaît dans une atmosphère d’apocalypse… On peut y voir la conséquence de la disparition du principe de légitimité qui était le fondement de la vieille monarchie détruite en 1789…

Sainte-Hélène annonce Chilehurst, l’Île d’Yeu et Colombey »

 

Jean Tulard met donc Pétain et De Gaulle dans le même sac. Ce sont deux sauveurs, inventés par la bourgeoisie française, qui ont disparu, dans une atmosphère d’apocalypse, le premier à l’île d’Yeu et le second à Colombey.

En présence de telles élucubrations ont est en droit de se demander si Jean Tulard n’est pas tout simplement un fabricant d’histoires.

 

Ce qui est certain, c’est que Tulard ayant fait école, la France est le pays du monde où le dénigrement de Napoléon est le plus constant et le plus fielleux.

 

À la naissance du magazine « NAPOLÉON 1er » chacun pouvait espérer y trouver une présentation de Napoléon qui permettrait de comprendre pourquoi il a été tant admiré. Hélas ! Ce n’est pas le cas. Dénigrement et perfides calomnies sont présentes au fil des pages.

 

Ainsi dans le no 2 :

 

Premier article : (non signé) « … Laure de Bonneuil refusa obstinément de céder aux avances de Napoléon, ce qui lui valut haine et persécutions.

Se comportant comme un goujat, l’Empereur l’apostrophe ainsi en 1804 : Savez-vous que vous vieillissez terriblement madame Regnaud ? Elle lui répond en lui clouant le bec …

Elle fut pourvue d’une pension par Napoléon III, désireux de racheter la grossièreté de son oncle. »

 

Donc, comme entrée en matière, le magazine annonce la couleur : Napoléon est ou goujat parmi les plus grossiers.

 

Or, Napoléon, contrairement à la plupart des autres chefs d’État de l’époque, a toujours montré beaucoup de gentillesse dans ses relations personnelles avec les femmes. De plus, en ce qui concerne Laure de Bonneuil (Madame Regnaud de Saint-Jean-d’Angely), il faut savoir que toute sa vie, elle a été une chaude admiratrice de l’Empereur et qu’elle l’a soutenu même quand il était à l’Île d’Elbe et ensuite à Ste-Hélène (cf le « Mémorial »).

 

Même la très officielle « REVUE DU SOUVENIR NAPOLÉONIEN » n’échappe pas à la règle.

 

À titre d’exemple, voici quelques passages de la première page d’un article de Ronald Zins « La Campagne de Marengo » paru dans le no 429.

 

« L’Aigle bicéphale… devait jeter à la face du monde sa capacité de tout prévoir … pour la gloire de la République et la sienne » (en vérité, en l’occurrence, il s’agissait seulement de sauver la République).

 

« …. en 1800, s’ouvre la neuvième année de guerre contre les cours européennes. » (Il aurait été plus juste de dire « en 1800,  avec la 2e coalition, s’ouvre la neuvième année de guerre des cours européennes contre la France.)

 

« …. Le Premier Consul… se résout à la guerre. » (La guerre était en cours et l’armée française d’Italie était battue. Massena a capitulé à Gênes le 4 juin 1800. La voie état libre pour les Autrichiens qui s’apprêtaient à envahir la France en vue d’y rétablir les Bourbons.)

 

Dans la cohorte des diffamateurs français, il ne faut surtout pas oublier Patrick Rambaud et son livre « LA BATAILLE ».

 

Le livre prétend raconter la bataille d’Aspern-Essling des 21 et 22 mai 1809. En réalité, s’appuyant sur la trame du déroulement des combats, Rambaud se complait dans la rédaction de calomnies les plus invraisemblables, les plus effarantes et les plus ordurières sur le comportement et les motivations de Napoléon, de ses maréchaux et de ses officiers. Les soldats français de la Grande Armée (ancêtres de Rambaud qui, rappelons-le, adoraient – le mot n’est pas trop fort – leur petit caporal) sont présentés comme des soudards ivrognes, indisciplinés, assassins, voleurs et violeurs (même de femme morte), bien plus occupés à déserter et à menacer de mort leurs officiers, qu’à gagner des batailles.


LA VÉRITÉ HISTORIQUE

 

Il n’est pas possible, ici, de retracer l’épopée napoléonienne dans ses détails. Nous allons seulement réfuter les critiques défavorables les plus fréquentes :

 

Accusation :      Napoléon était dévoré par une ambition personnelle démesurée.

Défense :          À l’âge de 19 ans, le jeune lieutenant Bonaparte écrivait : « Pour trouver le bonheur pour soi-même, il faut travailler au bonheur des autres. Quelle joie de mourir entouré d’enfants et de pouvoir dire : j’ai assuré le bonheur de centaines de familles : j’ai eu une vie laborieuse et difficile, mais la nation tirera bénéfice de mon oeuvre : j’ai eu les soucis, mes camarades ont eu la sérénité ; j’ai été inquiet, ils ont été heureux ; j’ai eu les peines et eux les joies. »

Toute sa vie, il a obéi à ces principes, travaillant jusqu’à 20 heures par jour. Être couché à huit heures du soir et debout à minuit était un régime qu’il s’imposait très souvent.

Attribuer à Napoléon des motivations liées à l’ambition d’obtenir des avantages personnels est absurde. Ceux qui prétendent qu’il dépensait son immense énergie pour étancher une soif inextinguible de pouvoir, de richesse et de gloire sont totalement ridicules et n’ont certainement jamais vu la mort, dans le blanc des yeux, sur un champ de bataille.

Napoléon a risqué cent fois sa vie, même alors qu’il était parvenu au sommet de la puissance et de la gloire. Ceci prouve tout simplement qu’il était animé par les plus nobles sentiments car l’intérêt personnel est de peu de poids quand on sait que le risque est grand de ne pas voir le soleil se lever le lendemain.

Si les combattants, rescapés des batailles, considèrent ceci comme une évidence, il semble que les autres, c’est-à-dire la grande majorité des historiens, n’y attachent aucune importance. Je leur conseille d’aller voir un film récent de Spielberg « Il faut sauver le soldat Ryan. »

 

Accusation :      Bonaparte a pris le pouvoir en organisant un coup d’État.

Défense :          C’est Sieyès qui a organisé le coup d’État du 18 Brumaire.

 

Accusation :      Napoléon a mis l’Europe à feu et à sang.

Défense :          Napoléon n’a pas déclenché une seule guerre. Toutes celles qu’il a faites lui ont été imposées par les vieilles monarchies de l’Europe et plus particulièrement par l’Angleterre. De 1793 à 1815, sept coalitions ont été mises sur pied contre la France des droits de l’homme. Napoléon, bien au contraire, a toujours recherché la paix.

 

Accusation :     Bonaparte a trahi la République en devenant Empereur.

Défense :          Napoléon, à Ste-Hélène, a parlé du dilemme qui se présentait à lui en 1804. Il avait le choix entre intégrer la France dans le système monarchique de l’Europe, tout en maintenant les principes de la République, ce qu’il a fait, ou, déclencher des révolutions partout pour remplacer les monarchies par des Républiques, ce qui n’aurait pas manqué de mettre l’Europe à feu et à sang.

 

Accusation :      Bonaparte a donné l’ordre d’exécuter 2 000 prisonniers à Jaffa.

Défense :         Il y allait de la survie de son armée qui n’avait aucun moyen d’alimenter ces prisonniers, dans le désert, durant le retour en Égypte. S’il les avait libérés, ils auraient immédiatement regagné des rangs ennemis. D’autre part, les Français prisonniers avaient tous été torturés (sodomisés et émasculés) avant d’avoir la tête tranchée et placée sur une pique.

Les nécessités de la guerre sont parfois atroces. Ainsi souvenons-nous que Winston Churchill, le 3 juillet 1940, à Mers-El-Kebir a assassiné 1 300 marins français et blessé 3 000 de plus.

 

Accusation :      Bonaparte a fait exécuter le duc l’Enghien

Défense :          Le duc a été reconnu coupable de six crimes passibles de la peine de mort dont avoir pris les armes contre la France (armée de Condé) et complot d’assassinat contre la personne du chef de l’État. Personne ne reproche au général De Gaulle, l’exécution du colonel Bastien-Thierry.

 

Accusation :      Le Premier Consul Bonaparte a rétabli, en 1802, l’esclavage aboli par la Convention en 1791.

Défense :          L’esclavage est un système criminel indéfendable et celui qui a été imposé à des millions d’Africains à partir du 17e siècle marque d’une tache indélébile l’histoire des grandes puissances occidentales.

 

        Les dates données ci-dessous sont celles de l’abolition de l’esclavage :

 

Angleterre (1833 à 1843), Suède (1846), Danemark (1848), Portugal (1856), Hollande (1860), Brésil (1884) Espagne (1872 à Porto Rico et 1898 à Cuba).

 

États-Unis : Environ 500 000 esclaves vivaient aux États-Unis en 1776, au moment de l’indépendance. Le chiffre atteignait quatre millions en 1865, date à laquelle le Nord imposa l’abolition au Sud, après une guerre qui avait coûté la vie à 650 000 blancs.

 

En France, la Convention avait décidé l’abolition en 1791. Bonaparte, chaud partisan des idées de Rousseau, avait déclaré aussitôt après le 18 brumaire « qu’il ne serait jamais porté atteinte à la liberté et l’égalité des noirs ».

 

Cependant, en regard de l’ampleur des désordres que les mesures brutales d’affranchissement avaient engendrés, et sous la pression de la quasi-totalité des élus de la République, il fut amené à modifier sa position.

 

Les noirs libérés, ayant quitté les plantations, étaient soumis à des conditions atroces de famine, de meurtres de viols (cf récemment Rwanda et Congo) et nombreux étaient ceux qui regrettaient le temps où ils disposaient du gîte et du couvert dans une ambiance de sécurité. Rappelons que la plupart des propriétaires d’esclaves, comme George Washington et Thomas Jefferson, par exemple, considéraient leurs esclaves comme des membres de leur famille. Le dernier nommé, en particulier, qui fut Président des États-Unis de 1801 à 1809, a vécu un grand amour (oui, avec un grand A), avec Sarah Hemmings, qui était une de ses esclaves. Leurs nombreux descendants ont fêté récemment, dans une grande et joyeuse réunion, la reconnaissance officielle de leurs origines, prouvée par des tests ADN.

 

C’est à contre coeur que Bonaparte signa le 12 mai 1802, le décret qui rétablissait l’esclavage aux Antilles et, par contre, c’est avec joie et soulagement qu’il signa, le 29 mars 1815, le décret qui mettait définitivement fin à la traite des noirs. Si l’on considère les dates données ci-dessus pour les autres nations, il est bien difficile de reprocher à Napoléon son comportement à l’égard des Africains. Souvenons-nous enfin de son amitié avec le vieux Toby, chez les Balcombe à Sainte-Hélène… et donnons-lui l’absolution.


Napoléon a toujours voulu la paix

 

- 25 décembre 1799 – Le jour même de son entrée en fonction comme Premier Consul, Bonaparte écrit au roi d’Angleterre et à l’Empereur d’Autriche en les priant de « ne pas se refuser le bonheur de donner la paix au monde. » L’Angleterre ne répond pas. En mai, l’armée autrichienne franchit la frontière du Sud-Est de la France et pénètre dans le Var. La victoire de Marengo entraîne les paix de Lunéville et d’Amiens.

 

Napoléon aurait voulu, c’était son plus ardent désir, que cette paix dure toujours. Lui aussi, devoir accompli, aurait souhaité un peu de repos, un peu de bonheur, un peu de ce bonheur pour lequel il avait tant travaillé pour les autres et auquel il n’avait jamais eu le temps de s’arrêter pour lui-même.

 

Le peuple anglais de son côté, accueillit la paix d’Amiens avec un enthousiasme délirant. Le général français Lauriston, qui portait à Londres les préliminaires du traité, fut reçu en triomphe et la foule détela sa voiture pour la tirer à bras « avec les plus grandes marques de délices. »

 

Hélas ! Dès le 16 mai 1803. William Pitt revenu au pouvoir, déclare la guerre à la France et travaille à coaliser l’Europe contre elle.

 

- Janvier 1805 – Un mois après son couronnement, Napoléon adresse des lettres à tous les Souverains de l’Europe pour présenter « les avantages de la paix et la stupidité de la guerre, la stupidité du sang versé inutilement. »

 

- Fin novembre 1805 – Avant Austerlitz, Napoléon essaie d’éviter la bataille par une négociation avec le Tsar. Il attend, il espère toujours la paix. Les Russes attaquent avec cent mille hommes… qui sont écrasés en moins de quatre heures.

 

La troisième coalition orchestrée par l’Angleterre est battue et Pitt mourra, à 46 ans, d’une cirrhose alcoolique, en murmurant « mon pauvre royaume dans quel état je te laisse. »

 

Il aurait pu dire : « dans quel état je t’ai mis. »


Aussitôt après Austerlitz, Napoléon rend les prisonniers, laisse les débris de l’armée vaincue quitter paisiblement l’Autriche. Il fait l’éloge du Tsar et lui demande son amitié en vue d’instaurer la paix en Europe. Il lui écrit : « Mon coeur saigne ! Puisse tant de sang versé, puissent tant de malheurs retomber enfin sur les perfides Anglais qui en sont la cause ».

 

- 12 septembre 1806 – La Prusse a déclaré la guerre à la France et Napoléon écrit à Frédéric Guillaume « Cette guerre serait une guerre sacrilège. Je reste inébranlable dans mes liens d’alliance avec votre Majesté. »

 

La Prusse répond par un ultimatum méprisant. Moins de quinze jours plus tard, elle sera anéantie. Ce sera léna le 14 octobre 1806. Le Prince Louis-Ferdinand, un des instigateurs de la guerre, est tué et le Duc de Brunswick est grièvement blessé. C’est l’homme d’un fameux manifeste qui menaçait de ne pas laisser de Paris, pierre sur pierre.

 

Cinq jours après léna, Napoléon écrit encore à Frédéric-Guillaume :

 

« Ce sera un éternel sujet de regret pour moi que deux nations, qui pour tant de raisons devraient être amies, aient été entraînées dans une lutte aussi peu motivée. Je voudrais rétablir l’ancienne confiance qui régnait entre nous. »

 

14 juin 1807 - Friedland - Napoléon veut la paix et l’amitié du tsar. Il lui écrit alors que les deux armées sont déjà face à face :

 

« Il est temps que l’Europe vive en repos, à l’abris de la maligne influence de l’Angleterre. Pourquoi cette guerre ? À quoi bon s’entretuer quand nos peuples ont tant d’estime réciproque, tant de raisons d’être amis ? »

 

Réponse du tsar : Attaque frontale massive. Mais après l’écrasement de son armée et cinquante mille morts plus tard, Alexandre deviendra doux comme un agneau et laissera éclater sa joie quand Napoléon lui pardonnera et acceptera de le rencontrer sur un radeau amarré au centre du Niemen.

 

C’est là que se situe la fameuse accolade entre les deux empereurs. Quelques jours plus tard à Tilsit, le tsar jurera une amitié éternelle à Napoléon dont il dira :

 

« Je n’ai rien aimé plus que cet homme. La puissance magique de son regard et le sourire de l’âme qu’il a sur les lèvres et dans les yeux m’ont complètement retourné. Le grand homme du siècle, le redoutable capitaine est aimable, caressant, magnanime. Il est persuasif parce qu’il est sincère. »

 

Tout est dans cette dernière phrase du Tsar. Napoléon est sincère, il a toujours été sincère dans ses désirs de paix générale et définitive. Les tyrans sanguinaires sont en face, en Angleterre, en Autriche, en Prusse et en Russie.

 

Sous la tente de Tilsit, Napoléon invite également le triste Frédéric-Guillaume et la trop belle reine Louise.

 

Ensemble, ils rédigent un exposé « sur la conduite que nous avons à tenir pour faire enfin comprendre à l’Angleterre tous les avantages qu’elle retirerait de la paix. »

 

Réponses de l’Angleterre aux offres de paix et d’amitié :

 

1 - Le 2 septembre 1807 elle détruit Copenhague par le feu de l’artillerie lourde de la Navy. Le Danemark est un pays neutre. À Copenhague plusieurs milliers de femmes et d’enfants sont soufflés, éventrés, déchiquetés, broyés sous les décombres, pendant que les officiers de la Navy portent un toast au roi chaque fois qu’un coup arrive au but sur des populations sans la moindre défense.

 

2-  Le 11 novembre 1807, par le décret de Londres, elle oblige les navires des pays neutres à passer par les ports anglais pour y payer une taxe et acheter des marchandises, sous peine d’être déclarés de bonne prise. Ceci vaudra bientôt à quatre mille marins de commerce US de pourrir sur les pontons britanniques.

 

Fin 1807, Napoléon écrira encore au tsar Alexandre :

 

« Nous viendrons à bout de l’Angleterre, nous pacifierons le monde et la paix de Tilsit sera le point de départ vers le bonheur de l’humanité. »

 

En 1810, après son mariage avec Marie-Louise d’Autriche, il fait de nouvelles offres de paix à l’Angleterre par l’intermédiaire du banquier Labouchère. Les Anglais refusent une fois de plus.

 

Au début 1811, Napoléon consacre quelque temps chaque jour à son épouse sur le point d’accoucher du roi de Rome : il ne travaille plus que douze heures chaque jour et alors on le dit amoureux de la pantoufle de Marie-Louise.

 

À Sainte-Hélène, évoquant cette époque, il dira : « Ne m’était-il donc par permis, à moi aussi, de me livrer à quelques instants de bonheur. »

 

Ces simples mots éclairent mieux que de longs discours ce qu’a été la vie de Napoléon. Il s’est donné entièrement à la lourde tâche que lui a confiée le peuple français sans se préoccuper le moindrement de son bonheur personnel.

 

De toute évidence Napoléon était un homme de paix, ce qui n’empêchera pas ses détracteurs de lui chercher encore quelques poux dans la tête.

 

Ils diront, et la guerre d’Espagne ? et la campagne de Russie ?

 

Eh bien ! parlons-en :

 

La guerre d’Espagne

 

La flotte française ayant été détruite à Trafalgar, l’Angleterre avait la maîtrise des mers. Il n’était plus possible de l’envahir et, pour tenter de l’amener à signer la paix, Napoléon décida de lui interdire les ports de l’Europe. Il fallait que l’Espagne soit une alliée forte et sûre.

 

Or l’Espagne, gouvernée par Manuel Godoy, l’amant de la reine Marie-Louise, était en complète décrépitude. Le roi Charles IV, faible et physiquement disgracié comme l’a peint et dépeint Goya, laissait faire. Pour compléter, le tableau, le prince Ferdinand, héritier de la couronne, complotait contre son père et contre Godoy qu’il haïssait.

 

Après bien des hésitations, Napoléon en vînt à la conclusion qu’il fallait écarter ce quatuor pour donner à l’Espagne un gouvernement capable de restaurer la grandeur et la puissance qui avaient été les siennes durant les siècles précédents.

 

Ce fut une erreur qu’il a reconnue. Il aurait dû établir Ferdinand sur le trône, c’était le voeu du peuple espagnol, plutôt que d’y installer son frère Joseph.

 

La campagne de Russie

 

Napoléon n’a pas attaqué la Russie, c’est le tsar Alexandre qui, après avoir trahi les accords de Tilsit en ouvrant ses ports à l’Angleterre, a déclenché les hostilités.

 

Prévenu par les Polonais, que le tsar (celui-ci avait sollicité leur appui) faisait des préparatifs accélérés pour l’attaquer, Napoléon a aussitôt demandé à Lauriston, son ambassadeur à Saint-Pétersbourg, de faire savoir qu’il souhait une négociation et surtout pas la guerre.

 

Alexandre se montre sourd à toute offre de paix, et quand il doit se résoudre, en désespoir de cause, à mobiliser, Napoléon espère jusqu’au dernier moment que l’étalage de ses forces – six cent mille hommes de toute l’Europe – amènera le tsar à de meilleurs sentiments. Quand Alexandre prend l’initiative d’un ultimatum qui le somme de se retirer en deça de l’Elbe, Napoléon tente un dernier effort de paix. Il lui écrit :

 

« Je souhaite éviter la guerre, je reste constant dans les sentiments qui nous unissent à Tilsit et à Erfurt… »

 

Entre-temps, le 17 avril 1812, il avait adressé une nouvelle offre de paix à l’Angleterre en proposant l’évacuation par les troupes anglaises et françaises de l’Espagne, du Portugal et de la Sicile. Castlereagh n’y répond même pas.

 

Le 24 juin 1812, Napoléon franchit le Niemen et se porte à Vilna, où il reste dix-huit jours pour attendre la réponse du tsar à une nouvelle offre de paix.

 

Le 7 septembre 1812, après la victoire de Borodino, il refuse d’exploiter le succès, et d’anéantir l’armée russe, uniquement pour prouver à Alexandre son désir d’entente, son désir d’humanité. Il ne voulait pas accabler le tsar qu’il croyait économe et soucieux de la vie de ses soldats, comme il l’était lui-même.

 

Cette armée, qu’il aurait pu détruire, il la retrouvera bientôt face à lui au cours de la retraite. Le dicton « ton bon coeur te perdra » n’a jamais été plus vrai qu’appliqué à Napoléon. Ensuite, s’il est resté trente-quatre jours à Moscou, c’est encore et toujours pour essayer d’obtenir la paix. Le temps perdu, à Vilna et à Moscou, est la seule cause des souffrances de la grande armée exposée aux rigueurs de l’hiver.

 

1815

 

Après Waterloo, si Napoléon s’est livré aux anglais au lieu de partir pour les États-Unis, comme il en avait la possibilité, c’est qu’il a pensé que ce geste entraînerait l’Angleterre et ses alliés à plus de clémence à l’égard de la France. Jusqu’au bout, Napoléon a tout donné au peuple français et il ne faut donc pas s’étonner de rencontrer seulement des sentiments de vénération et de respect autour de son tombeau, sous le dôme des Invalides.

 

 

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Objectif et suggestions pour 2001

 

 

L’objectif est tout simple. Il s’agit de faire connaître au monde entier le vrai Napoléon, débarrassé de toutes espèces de mensonges et de calomnies.

 

Napoléon n’a nul besoin de légende, il a seulement besoin de VÉRITÉ, et cette vérité se retrouve dans les témoignages.

 

Nous avons déjà vu dans quels termes le Tsar Alexandre manifestait son admiration à Tilsit. Citons encore :

 

Le ministre anglais Charles-James Fox : « Napoléon, un des meilleurs parmi les hommes, est certainement le plus grand de tous. »

 

Stendhal: « Le seul homme que j’ai admiré toute ma vie, c’est Napoléon. Plus  la vérité entière sera connue, plus il sera grand. »

 

Goethe: « Napoléon a toujours cherché la vertu. »

 

Heine: « A Waterloo, ce n’est pas la France qui a perdu la bataille, c’est l’Humanité. »

 

Victor Hugo: « En voyant les consciences qui se dégradent, la corruption qui s’étend  je songe aux grandes choses du temps passé et je suis tenté de dire à la Chambre, à la presse, à la France entière: Tenez, parlons un peu de l’Empereur, cela nous fera du bien. »

 

André Malraux : « Napoléon, face aux rois, représente parfaitement les droits de l’homme. Il a accompli la Révolution dans toute l’Europe, C’est-à-dire qu’il a assuré le pouvoir du tiers-état et qu’il a créé l’individualisme. »

 

Baron C-F de Méneval : « C’est à Mortefontaine (2 octobre 1800) que je vis Napoléon pour la première fois. Sa prestigieuse réputation imposait le respect à tous ceux qui l’approchaient. Pourtant il était très simple et aimable avec chacun. »

 

Napoléon a même fait mentir le dicton « Il n’y a pas de grand homme pour son valet de chambre. »


Louis Marchand : « Dans son testament, l’Empereur, que certains ont osé taxer d’insensibilité, montre toute la profondeur de son cœur. Combien sont touchants les commentaires affables qui accompagnent les legs, qu’ils soient destinés à des personnages de rang élevé ou à de simples domestiques comme Hubert, Lavigne et Dervieux qui étaient avec lui en Égypte vingt-deux ans plus tôt. Et ce monument d’amour, il l’a rédigé au milieu de douleurs aiguës, de vomissements qui le forçaient à suspendre ce qu’il traçait avec tant de netteté, de précision et d’ordre. »

 

Louis-Étienne Saint-Denis, dit Ali : « L’image de l’Empereur est constamment présente devant moi et je ne cesserai de la voir que lorsque la mort anéantira mes sens. Comment oublier un père, un bienfaiteur ? Comment ne pas se rappeler les traits de sa figure, toute sa personne, la puissance de ses armes, la gloire de son règne, le prestige de son nom ? Comment oublier ses malheurs, sa captivité, sa mort, son convoi et enfin son cercueil dans la tombe ? Il est et restera constamment gravé dans mon coeur. Tout ce qui est lui, tout ce qui est émané de lui se perpétuera d’âge en âge; les siècles à venir sauront que les Français ont eu à leur tête un homme prodigieux portant le nom de Napoléon.

 

Mais ce ne sont pas seulement des personnalités, célèbres ou humbles, qui ont admiré le général, le Premier Consul et l’Empereur. Des peuples entiers, l’ont vénéré pour ses bienfaits à leur égard.

 

LE PEUPLE JUIF :  « …. Napoléon nous a libéré des ghettos et nous a faits citoyens de nos pays de résidence en Europe… Il a organisé des réunions de notables et le grand Sanhédrin pour la première fois depuis dix-huit siècles…

Sans son échec devant St-Jean-d’Acre, il aurait restauré l’État d’Israël en 1799… Les autorités autrichiennes craignaient que le peuple juif ne le vît comme un Messie…

Napoléon est le premier chef d’État des temps modernes à avoir restauré notre dignité. Ses décisions en notre faveur marquent un tournant décisif dans l’histoire de notre peuple.

 

Un psaume qui était chanté chaque vendredi dans toutes les synagogues lui fut consacré : Prière des enfants d’Israël pour le succès et la prospérité de Napoléon, Empereur et Roi. »


LES FRANÇAIS : Quant aux Français qui vivaient à son époque, c’est à la quasi-unanimité qu’ils lui ont manifesté amour et dévotion avec une intensité et une constance qui n’ont jamais été approchées pour aucun autre chef d’État, ni avant ni après. Si le général de Gaulle est un excellent second, il l’est à une distance respectueuse.

 

Nous citerons seulement quatre événements qui éclairent la profondeur de la vénération des Français, non seulement durant sa vie, mais aussi après sa mort.

 

1804 – Empereur : Napoléon Bonaparte, Premier Consul de la République, a donné à la France, après les dix ans de misère et de terreur qui avaient suivi la Révolution, un âge d’or qu’elle n’avait jamais connu auparavant.

Devant la puissance grandissante de la France, l’Angleterre va se tourner vers une stratégie désormais habituelle : l’assassinat, stratégie mise en pratique avec succès en Égypte contre Kléber, et en Russie où Sir Whitworth a organisé l’assassinat du tsar Paul 1er.

 

William Pitt, premier ministre anglais et vrai responsable des guerres dîtes, bien à tort, napoléoniennes, et son complice le comte d’Artois, frère de Louis XVIII et futur Charles X, décident tout simplement d’assassiner le Premier Consul Bonaparte.

 

En 1803 et 1804, la Royal Navy, débarque successivement en Normandie plusieurs équipes d’assassins dirigés par des chefs de haute lignée dont les généraux Cadoudal et Pichegru.

 

Sous la pression du peuple, qui ne voulait surtout par perdre celui qui avait transformé le cauchemar en bonheur et prospérité, le Sénat pense qui le titre d’Empereur mettrait fin aux attentats en replaçant la France dans le concert des monarchies.

 

Napoléon, après bien des réticences, finit par accepter la proposition du Sénat mais seulement à condition qu’elle soit approuvée par le suffrage universel.

 

Résultats du référendum : Pour : 3 524 254 – Contre : 2 579.

 

OUI ! VOUS AVEZ BIEN LU. PLUS DE 99.9% DES SUFFRAGES DEMANDENT QUE NAPOLÉON CONTINUE À DIRIGER LA France

AVEC LE TITRE D’EMPEREUR.

 

1815 – LE RETOUR DE L’ÎLE D’ELBE : Exilé à l’île d’Elbe depuis le 3 mai 1814, Napoléon avait accepté son sort jusqu’au moment où il fut prévenu des projets d’assassinat, orchestrés une fois de plus par le comte d’Artois, contre sa personne. Les chefs désignés pour cette mission scélérate étaient Bruslart, le gouverneur militaire de la Corse et Mariotti le consul de France à Livourne.

 

En février 1815, il décida tout simplement de reprendre le pouvoir en France. Débarqué au Golfe Juan, sur les côtes de Provence, il marcha tranquillement, au pas de son cheval, jusqu’à Paris sous les ovations des habitants des villes et villages traversés. Tout le long du chemin, les forces de police et les régiments dépêchés par le roi pour l’abattre, s’étaient rangés à ses ordres. Pas un seul coup de feu ne fut tiré et Louis XVIII s’enfuit piteusement à Gand, en Belgique.

 

1840 – LE RETOUR DES CENDRES :  (vu par les Anglais) Le 15 décembre 1840, le grand hebdomadaire londonien The Weekly Chronicle avait détaché à Paris cinq envoyés spéciaux qui s’étaient placés à différents points de l’itinéraire suivi par le char funèbre. Voici quelques extrait de leurs articles :

 

Courbevoie : « Bien avant le jour, malgré un froid de moins 10° Celcius, une foule immense s’était rassemblée à l’endroit où l’Empereur devait retrouver le sol de France après vingt-cinq ans d’absence… Cette foule chantait La Marseillaise en concluant chaque strophe par De tout coeur gloire à notre Empereur. »

 

Arc de triomphe : « Rien, aucun mot, aucune envolée lyrique ne pourrait traduire la ferveur et l’émotion qui accompagnaient le passage du char impérial. L’air résonnait de centaines de milliers de Vive l’Empereur. »

 

Champs-Élysées : « Tout au long de la plus belle avenue du monde, la foule était massée sur dix rangs ; les balcons et les arbres étaient noirs de monde… À la vue du char impérial, les hommes se découvraient, les femmes et les enfants priaient… Il m’est impossible d’estimer le nombre de personnes qui se sont massées pour présenter leurs respects à l’Empereur, mais il était de plusieurs centaines de milliers et c’était là, certainement, la plus grande foule jamais réunie à Paris…

 

Place de la Concorde : « Avant le lever du jour, de la rue Saint-Honoré et de toutes les avenues qui convergent vers la place, la foule avait débouché, chacun cherchant le meilleur emplacement pour saluer l’Empereur à son passage. …La foule était calme et disciplinée, elle était là pour se recueillir et présenter avec ferveur ses hommages à l’Empereur… Mon vocabulaire est bien trop pauvre pour vous transmettre l’émotion qui s’emparait de chacun à la vue du char où se trouvait le corps de Napoléon. Chacun était remué jusqu’au fond des tripes, y compris moi, journaliste anglais. »

 

Hôtel des Invalides : « Durant l’office religieux, le Requiem de Mozart, exécuté d’une manière absolument remarquable, porta la cérémonie à un niveau extraordinaire de grandeur. Tous, du roi au plus simple des matelots, ressentaient les frissons de l’émotion au rythme des notes sublimes… La cérémonie des funérailles de l’Empereur, par l’élan populaire et l’émotion qu’elle a révélés demeurera certainement longtemps inégalée.

 

1848 – L’ÉLECTION DE LOUIS NAPOLÉON À LA PRÉSIDENCE DE LA RÉPUBLIQUE : Le 10 décembre 1848 se déroula en France la première élection du président de la République au suffrage universel. Cinq candidats étaient en lice, le général Cavaignac, candidat officiel du gouvernement et grand favori de « l’Intelligentsia », Ledru-Rollin, Raspail, le poète Lamartine et Louis Napoléon, un repris de justice, évadé du fort du Ham, qui venait tout juste d’être autorisé à revenir sur le territoire national. Ce Louis napoléon étant le fils de Louis, frère de Napoléon, et d’Hortense de Beauharnais, fille de Joséphine.

 

Résultat : Louis Napoléon 75% des voix, Cavaignac 19%.

 

Louis Napoléon a été élu, non pour ses mérites (totalement inconnus en 1848) mais uniquement sur son nom, c’est-à-dire en raison de l’amour profond qui demeurait dans le coeur des Français au souvenir de son oncle … qui avait pourtant quitté la scène publique depuis plus de trente-trois ans.

 

Chacun conviendra que, pour ces quatre événements, les adjectifs miraculeux, extraordinaires, merveilleux, surnaturels, prodigieux et fabuleux sont en-dessous de la réalité.

 

Eh bien ! c’est ce NAPOLÉON là, tel qu’il a été vénéré par tous ceux qui l’ont connu, que nous devons faire revivre en ce début de millénaire. Il doit devenir le phare qui montrera au Monde le chemin de la paix et de l’harmonie.


C’est dans ce but que nous invitons les responsables politiques, les historiens, les professeurs, les écrivains, les personnels des médias, et tous les hommes et les femmes de bonne volonté à faire preuve de la plus grande initiative dans leur rayon d’action. Il faudra organiser des fêtes et ne pas oublier les chansons d’époque pour recréer, en particulier, l’ambiance de l’âge d’or du Consulat.

 

Les maires peuvent donner le nom de Napoléon à une rue de leur commune. Ici nous devons signaler une anomalie. Deux cents lieux de Paris, capitale de la France, portent le nom des victoires de Napoléon, de ses ministres, de ses maréchaux, de ses généraux et de ses réalisations. Ainsi, le général Cambronne a sa place, sa rue, son square et sa station de métro. Le comte Charles de Montholon, de plus en plus suspect d’assassinat à Sainte-Hélène, a sa rue et son square.

Napoléon, lui, n’a absolument rien.

 

D’aucuns pourraient avancer qu’il y a là un scandale que Monsieur le maire de Paris a le pouvoir d’effacer. Il suffirait de donner à la place Vendôme le nom Napoléon (il la domine déjà du haut de la colonne et les rues du voisinage portent le nom de ses victoires en Italie) de même l’Esplanade des Invalides pourrait devenir l’Esplanade Napoléon. (Elle sépare son tombeau de la Seine, citée dans son testament. « Je désire que mes cendres reposent sur les bords de la Seine au milieu de ce peuple français que j’ai tant aimé. »)  Ce serait aussi la meilleure place pour la magnifique statue qui se trouve sous l’horloge dans la galerie de la cour d’honneur des Invalides. Il est déjà prévu de la déplacer pour des questions de sécurité.

 

En un mot, chacun est invité à remettre le « Petit Caporal » sur le piédestal (pour ne pas dire le Pavois) sur lequel les habitants de la planète, qui auront fait sa connaissance, seront ravis de le voir installé.

 

Plaçons-nous tous dans la ligne d’Adam Michiewicz (1798-1855), le grand poète et patriote polonais qui s’écriait devant le Collège de France : « Napoléon n’est pas seulement à vous, Français, il est Italien, il est Polonais, il est Russe, il est Européen, il est l’homme du Monde » et donnons aux jeunes un symbole de la plus belle et la plus noble stature.

 

 

 

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