Critique de livre d'Amazon.com portant sur
« Napoléon, défenseur immolé de la paix » (The Wars Against Napoleon - Debunking the Myth of the Napoleonic Wars)

du Général Michel Franceschi
et le Docteur Ben Weider

*****LA GUERRE CONTRE-RÉVOLUTIONNAIRE ANGLAISE, 29 mai 2008 - Par Johntarttelin (Angleterre)

La plus grande menace pour la paix en Europe à l’aube du XIXème siècle provenait du Cabinet britannique. Grâce à ses millions de subventions versés aux têtes couronnées d’Europe, il n’a cessé de mener pratiquement par procuration, une guerre contre la France, que ce soit avant ou pendant le règne de Napoléon. En fait, d’autres pays sacrifièrent leurs soldats pour les desseins de l’empire britannique. Combattant la France depuis des décennies, et toujours sous le choc de la perte des colonies américaines qui gagnèrent leur liberté grâce au soutien décisif de la France, l’Angleterre a voulu par-dessus tout éviter que les idées de liberté et d’égalité ne s’étendent à son peuple opprimé. La population britannique était méprisée par ses maîtres autocrates, aristocrates et oligarques. La Révolution française représentait une flammèche papillonnant autour du baril de poudre de la liberté et le Cabinet britannique était fermement décidé à l’éteindre.

Napoléon a consolidé les acquis de la Révolution. Il était le seul à avoir assez de puissance et de réalisme pour cicatriser les plaies de la société française. Sous son gouvernement, la France redevint un acteur majeur dans le jeu des relations internationales. Les vieilles monarchies furent saisies de terreur à l’idée que sous sa domination le libéralisme engendré par les idées révolutionnaires puisse se propager dans leurs royaumes. C’est pourquoi elles empochèrent les pots de vin anglais et ourdirent une série de coalitions dans le but de rayer de la carte de l’Europe le chef de la France et tout ce qu’il représentait.

Dans leur excellent livre, Franceschi et Weider mettent en relief des douzaines d’éléments édifiants, concernant en particulier la diplomatie de l’époque. Les lecteurs britanniques y découvriront des réalités propres à leur dessiller les yeux. Particulièrement éloquantes sont les références à la presse britannique et à l’opposition politique affirmant que la guerre de 1815 contre Napoléon était totalement injustifiée. Très révélatrice est la lettre de Marie-Louise à son père, dans laquelle elle exprime son angoisse à l’idée qu’il puisse envisager de faire la guerre à son gendre, ajoutant de façon encore plus probante que les Anglais en étaient probablement les instigateurs.

Un critique déclare d’un ton narquois que les auteurs attribuent la défaite de Waterloo à un orage. Ce n’est pas ce qu’ils disent. Ils observent à juste titre que les Français se trouvèrent en infériorité numérique. En réalité, bien que Wellington ait résisté avec acharnement, ce fut l’arrivée de 45 000 Prussiens sur le champ de bataille, dont 7000 succombèrent devant la Jeune Garde, qui scella le sort de l’Empereur. En passant, peu de ces Prussiens sortaient d’Eton.

En tant que lecteur de douzaines d’ouvrages sur cette période, je peux affirmer honnêtement que celui-ci est le premier à observer les choses du point de vue de Napoléon.

Au lieu de s’intituler « Les Guerres Napoléoniennes », la période 1799-1815 devrait plutôt recevoir l’appellation de « Les Guerres des Mercenaires anglais ».