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LE PAYS D'AUGE LE 6 MAI 2003
par Mme Claudine Vazeille
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Le 5 mai 1821, Napoléon 1er mourrait. Il est bien mort empoisonné. C'est ce qu'affirme catégoriquement le Dr Richard Pitovic avec l'analyse des textes des Mémorialistes. La mort de Napoléon 1er a toujours été un sujet de réflexions, de dissertation. Des lumières vous sont apportées sur ce sujet. Le Dr Richard Pitovic, dans l'intimité de son cabinet médical, s'exprime sur un sujet qu'il connaît bien et le passionne depuis de nombreuses années :"La vie de Napoléon Premier et sa mort". Richard Pitovic est membre d'honneur de la Société Napoléonienne Internationale. Très simplement, il aborde le sujet et on pourrait l'écouter, pendant des heures, dans se lasser. Le retour des cendres La légende Napoléonienne commence avec le retour des cendres en 1840. Louis Philippe est arrivé au pouvoir lors des 3 Glorieuses les 27-28-29 juillet 1830, mais aussi avec une émeute parisienne. Il devait être lieutenant général du royaume ; il se retouve promu toi des Français et non "Roi de France". Il prête donc serment sur la Charte et se trouve confronté avec la légitimité ; il doit assurer le prestige de la maison d'Orléans, au regard de l'histoire. Cette maison d'Orléans a toujours été humiliée par les Bourbons. Louis 14 s'est toujours arrangé pour qu'il y ait toujours des mésalliances afin qu'aucun représentant de la famille d'Orléans ne monte sur le trône ultérieurement. |
Louis Philippe imagine avec Thiers un événement grandiose : le retour des cendres. Ils obtiennent des Anglais leur retour. Une expédition part de Toulon et elle est commandée par le fils de Louis Philippe, le prince de Joinville. À cette expédition, Philippe de Rohan-Chabot, commissaire du Gouvernemnt est présent. L'expédition arrive donc en octobre 1840 à Sainte-Hélène et l'exhumation du corps de Napoléon a lieu le 15 octobre 1840. La mort par empoisonnement Le Dr Richard Pitovic aborde le sujet de sa mort. Effectivement, toute sa vie, Napoléon a présenté des troubles pathologiques divers : des crises nerveuses dont l'origine est incertaine, des difficultés pour uriner. Puis il est, peut-être, victime de la gale, de la tuberculose, et il a également des hémorroïdes. Il est certain que lorsqu'il prend le bateau pour Sainte-Hélène, on constate un embonpoint certain. Là, petit à petit son état de santé se dégrade (fatigue avec troubles, sueurs nocturnes, vomissements, lumière qui devient insupportable, refroidissement intense, oeudèmes des membres inférieurs, difficultés pour marcher, etc.) Tous les mémorialistes qui ont accompagné Napoléon dans son exil - le maréchal Bertrand, le comte de Montholon, le compte de Las Cases - décrivent, au fil des temps, des signes cliniques qui évoluent dans le temps et les amènent à décrire, en termes |
d'aujourd'hui, une intoxication chronique à l'arsenic. Par ailleurs, Napoléon a eu de grandes crises douloureuses abdominales qui font évoquer une pathologie de l'estomac, pouvant correspondre à une perforation d'un ulcère de l'estomac qui s'est peut-être, cancérisé. Entre 1815 et 1821, année de sa mort, l'état de Napoléon se dégrade mais "jamais il n'a été atteint d'un amaigrissement" qui peut faire penser à un cancer de l'estomac évolutif, comme son père Charles Bonaparte. On sait que Napoléon était amateur de Gevrey Chambertin et qu'à défaut de Gevrey Chambertin, il a fait venir du Cap le fameux vin de Constance. On sait aussi que Montholon avait le rôle d'intendant et qu'il disposait des clés du cellier et que l'arsenic était présent à Sainte-Hélène puisqu'il y avait des rats (mort aux rats). En 1955, on fait paraître les mémoires de Marchand, le premier valet de chambre de Napoléon. Celui-ci, parut 134 ans après la mort de Napoléon, évoque également les signes cliniques d'une intoxication à l'arsenic. Si on admet qu'il y a eu meurtre, il y a donc un "coupable".Hypothèse
Plusieurs hypothèses sont avancées: la première est celle du meurtre par les Anglais qui ont supprimé Napoléon pour des raisons financières (le séjour à Sainte-Hélène coûtait cher) et ils ont agi avec Montholon. "Deuxième hypothèse, celui à qui profite le crime est Montholon. |
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Pourquoi? Dans le testament de Napoléon, Montholon est le principal héritier. Montholon reste seul à Sainte-Hélène. À son arrivée Napoléon n'a que 46 ans donc encore beaucoup d'années à vivre; alors à quand la fortune? Hypothèse défendue par René Maury et le propre descendant de Montholon, François Candé de Montholon.
Montholon avait, peut-être, une revanche à prendre: son mariage n'avait pas été approuvé par Napoléon et sa femme Albine a, sans doute, été la maîtresse de Napoléon à Sainte-Hélène. Cette hypothèse de l'assassinat par l'empoisonnement à l'arsenic a été défendue par Ben Weider, président de la Société Napoléonienne Internationale."
Il a fait des analyses de cheveux à partir de mèches authentiques ayant appartenu à Napoléon. On a trouvé une concentration importante d'arsenic. |
Les signesIl y a
corrélation entre les signes cliniques des mémorialistes et les concentrations
trouvées récemment dans les cheveux. La seule restriction pour conserver les
cheveux de Napoléon on y avait mis de l'arsenic. "Mais cette hypothèse
ne tient pas debout. On a fait l'autopsie de Napoléon à Sainte-Hélène par le médecin présent
Antommarchi et on s'aperçoit que dans l'estomac il y a un trou (donc
perforation d'ulcère) mais le foie est venu colmater le trou de la perforation de l'estomac ce qui a empêché la
péritonite". |
d'orgeat - calomel libérant du cyanure de mercure fortement
toxique. Suite à la description de Napoléon, la mise en bière qui a eu lieu en
1821 ne correspond pas à la description faite lors de l'exhumation du corps. On
pense et on reprend, selon le travail de Bruno Roy - Henry (un spécialiste de
l'époque Napoléon, et l'hypothèse de Georges Réfif de la Bretonne (1969) que
les anglais ont embarqué le corps de Napoléon
et que celui qui est aux Invalides est "Cipriani" le maître
d'hôtel personnel de Napoléon
En conclusion, "il
serait possible d'ouvrir le tombeau aux Invalides, (analyse ADN et prélèvements)
mais il faudrait l'accord du chef des armées (le président Jacques Chirac) et
l'accord de la descendance impériale qui montre une opposition. |