San Diego Union Tribune - Jeudi 1er novembre 2001-12-19

 

DES NORMES PLUS SÉVÈRES SONT ADOPTÉES

POUR LE TAUX D’ARSENIC DANS L’EAU POTABLE

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Par John Heliprin

Associated Press

 

Le service de santé du Président Bush vient de décider d’imposer de nouvelles normes, plus sévères, pour le taux d’arsenic acceptable dans l’eau des villes.

 

Christie Whitman, administratrice de l’agence pour la protection de l’environnement (EPA), a annoncé que d’ici 2006, ce taux serait abaissé de 0.05 part par million (0.05 ng/mg) à 0.01 part par million (0.01 ng/mg),

 

Le Président Clinton, trois jours avant la fin de son mandat, avait déjà pris cette décision mais l‘administration Bush l’avait suspendue, déclarant qu’elle coûterait au moins 200 millions de dollars aux communautés locales et mettant en doute les bases scientifiques qui l’avaient entraînée.

 

Whitman avait écrit dans une lettre au député républicain de Floride, Bill Young, président du Comité du budget : « Selon les meilleures données scientifiques, le taux de 0.01 ng/mg est indispensable pour assurer une totale sécurité en ce qui concerne la santé et les coûts de la purification sont acceptables ».

 

En juillet 2001, l’EPA avait lancé une enquête publique en fixant au 31 octobre la date limite pour la réception des rapports et le mois dernier, l’Académie Nationale des Sciences avait fait savoir que l’agence avait sous-estimé les risques de cancers provenant de l’arsenic contenu dans l’eau, en déclarant : « Les risques sont beaucoup plus élevés que ceux admis précédemment pour les taux d’arsenic dans l’eau du robinet ».

 

Le rapport de l’Académie dit que même à 0.03 ng/mg, les risques de cancers, y compris ceux des poumons et de la vessie sont de 4 à 10 morts pour 10,000 personnes. L’EPA estime que le risque acceptable est de 1 mort pour 10,000.

 

Le rapport signale aussi que l’arsenic peut causer des maladies autres que les cancers, en particulier des maladies de cœur, de l’hypertension et des diabètes.

 

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