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LES BOURSES DE RECHERCHE WEIDER ET LA RECHERCHE EN EUROPE POUR
LES ÉTUDES
NAPOLÉONIENNES
À
L’UNIVERSITÉ D’ÉTAT DE FLORIDE En
1998, Ben Weider faisait un généreux cadeau à
la Florida State University en permettant à des étudiants
de l’histoire napoléonienne de poursuivre leurs recherches
en Europe. Depuis que les bourses de recherche Weider ont été
créées en 1999, quinze étudiants de l’Institut
ont voyagé en Europe pour poursuivre leurs thèses
de doctorat. En
1999, six étudiants ont pu effectuer des recherches dans
les archives européennes. Steven Delvaux (Dakota du Sud)
et Michael Jones (Louisiane) ont consacré une partie de l’été
à fouiller les archives du Service historique des Armées
au Château de Vincennes, celles de la Bibliothèque
nationale, les Archives nationales ainsi que les Archives du Département
des Ministères des Affaires étrangères à
Paris. Philip Garland (Caroline du Sud) a conduit ses recherches
dans les archives de Paris avant d’aller en Russie poursuivre ses
travaux dans diverses archives d’État à Moscou. Paul
Reese (Missouri) a consacré sa bourse de recherche à
l’étude des documents du Public Record Office et de la British
Library à Londres, ainsi qu’à la National Library
and Archive of Scotland à Edinbourg. À cette même
époque, deux étudiants, Mary Cooney (Nebraska) et
Kevin McCranie (Floride) recevaient des bourses de voyage/recherche
Weider pour faire des communications devant la Société
napoléonienne internationale à Tel Aviv, en Israël;
ils ont pu rester en Europe pour poursuivre leurs recherches. Cooney
a fouillé les archives à Paris, tandis que McCranie
a travaillé au Public Record Office de Londres. En
2000, Karen Greene (Caroline du Nord) et Mary Cooney ont voyagé
à Paris, à Rouen et en Bretagne, pour continuer le
travail amorcé sur des questions touchant la Révolution
française. À la même époque, Steven Schwamenfeld
(New York) passait plusieurs mois dans la capitale britannique,
plongé dans les documents du Public Record Office et du Imperial
War Museum. En
2001, Jack Sigler (Indiana)
et Matt De La Matter (Pennsylvanie) ont reçu des bourses
pour continuer leurs recherches dans les archives de Paris, plus
précisément dans les collections du Service historique
à Vincennes et dans les Archives nationales. Entre-temps,
Rick Black (New York) travaillait au Public Records Office et au
British Museum sur des documents reliés à la période
napoléonienne. En
2002, Joshua Moon (Alabama) et Jason Musteen (Arkansas) ont passé
l’été à étudier les archives européennes.
Les deux ont séjourné à Paris après
une recherche initiale à Londres au Public Record Office
et au British Museum. Moon a aussi examiné les collections
à Southampton et au Royal United Institute, tandis que Musteen
s’envolait vers le sud pour plonger dans les collections archivistiques
sur Gibraltar. David Raymond (Hawaï) passa la période
estivale à Londres à éplucher les papiers du
ministère de la Marine au Public Record Office. Finalement,
Alexander Mikaberidre (République de Georgie) a utilisé
sa bourse de recherche pour terminer une étude grâce
au matériel de diverses archives russes. Au
cours de l’été 2003, Jolynda Chenicek (Floride) et
Kenny Johnson (Californie) sont tous deux allés à
Paris étudier les diverses collections pertinentes. Chenicek
demeura par la suite à Paris, pendant que Johnson alla passer
plusieurs semaines à effectuer des recherches dans les archives
à Aix-en-Provence et les archives communales de Brest. Grâce
aux bourses de recherche Weider, les étudiants de l’Institut
ont reçu des fonds substantiels pour défrayer les
frais de la vie quotidienne outremer, et ce, pendant plusieurs mois.
Bien que la recherche initiale en vue de leur doctorat ait été
effectuée dans la collection de 20 000 volumes de la
bibliothèque Strozier de la Florida State University, la
recherche archivistique dans les collections de manuscrits irremplaçables
de France, Angleterre, Russie et autres, était obligatoire
pour terminer leurs thèses. C’est donc ainsi que les étudiants
ont terminé leurs études de doctorat et sont devenus
membres de la profession enseignante.
Professeur Donald D. Horward |