LA FONDATION BEN WEIDER

 

ET LES ÉTUDES NAPOLÉONIENNES

 

À L’UNIVERSITÉ D’ÉTAT DE LA FLORIDE

 

par Donald D. Horward

 

Ben Weider, Lieutenant-Colonel honoraire

62ième Régiment d'Artillerie de Campagne

Shawinigan Falls, Québec

 

 

En 1998, à l’occasion de la 29e réunion du Consortium sur l’Europe révolutionnaire, Ben Weider a remis un don non grevé de 1,25 million de dollars à l’Institut d’études napoléoniennes et d’histoire de la Révolution française de l’Université d’État de la Floride. Avec la somme de 937 500 $ provenant de l’État de la Floride, le montant total du don s’élève à 2,18 millions de dollars. Ce don venait appuyer l’Institut et garantir la pérennité des études napoléoniennes. Résultat : les études sur la période napoléonienne se sont grandement améliorées au cours des quatre dernières années.

 

Plusieurs facteurs ont incité M. Weider à créer cette fondation à l’Université d’État de la Floride : le succès de l’Institut, qui attire, forme et place de nombreux étudiants; ses ressources documentaires; son leadership, l’appui dont il jouit de la part de l’Université d’État de la Floride, sans compter que le programme de l’Institut est devenu le plus dynamique et le plus prolifique du pays dans le domaine des études napoléoniennes.

 

En 1998, on a créé à l’Université d’État de la Floride la première chaire d’études napoléoniennes aux États-Unis, la chaire Ben Weider, occupée par le directeur de l’Institut. On a également créé une série de bourses d’études Weider, de subventions et de bourses de voyage et de recherche, de subventions pour professeurs invités et de postes de chargés de cours dans le domaine des études napoléoniennes. De plus, on a pris des dispositions en vue de créer un poste de professeur agrégé pour enseigner la Révolution française. Les intérêts accumulés en un an par la Fondation Weider ont suffi à alimenter ces diverses bourses.

 

La décision de M. Weider d’apporter son appui à l’Institut a entraîné une hausse remarquable des demandes d’admission provenant d’étudiants de haut calibre de tout le pays. Résultat : en trois ans, treize étudiants de deuxième et troisième cycle ont reçu des bourses Ben Weider pour poursuivre leur maîtrise ou leur doctorat à l’Institut. Les bourses de voyage et de recherche Ben Weider ont permis à quinze étudiants de se rendre en Europe pour approfondir leur recherche et consulter des archives en France, voire en Espagne, en Angleterre et même en Russie.

 

Les bourses de voyage Ben Weider ont également permis à des étudiants de prendre part à des congrès internationaux en Europe et au Moyen-Orient. Citons notamment le congrès international portant sur « l’Europe sous Napoléon », qui s’est tenu à Alessandria, en Italie, et où quatre étudiants ont pu présenter une communication, de même que le congrès international portant sur « Napoléon et les Français en Égypte et en Terre Sainte », qui a eu lieu à Tel Aviv et où deux étudiants ont pu présenter le résultat de leurs travaux.

 

Au cours des trois dernières années, trente-sept étudiants ont bénéficié de subventions de voyage Ben Weider pour assister à des conférences universitaires, particulièrement celles du Consortium sur l’Europe révolutionnaire. De ce nombre, dix-neuf ont fait une communication, et quinze étudiants de l’Institut ont vu leur article sur Napoléon publié dans des journaux spécialisés reconnus. Les bourses de voyage Ben Weider ont également permis à des étudiants venus d’aussi loin que la République de Géorgie de venir poursuivre leurs études à l’Institut.

 

Au cours de la session du printemps 2000, l’Institut a eu le plaisir d’accueillir le professeur James Leith de l’Université Queen’s, Canada, en tant que professeur invité de la chaire Ben Weider pour donner un cours sur la Révolution française, et ce, grâce à la Fondation Weider. Connu pour être le plus grand érudit en matière d’iconographie de la Révolution française, le Dr Leith a dispensé un cours sur la période révolutionnaire. Il a en outre encadré des étudiants de l’Institut, donné une série de conférences sur le campus et donné des communications à diverses institutions de haut savoir de la région. Les Drs Samuel Vichness et Harold Blanton ont également fait des apparitions à l’Institut pour présenter les résultats de leurs recherches, avec le soutien financier de la Fondation Weider. À deux occasions, le baron Roger Jomini a fait le voyage depuis la Suisse et Monaco pour faire des communications sur son célèbre fameux ancêtre, le général Antoine-Henri Jomini.

 

La Fondation Ben Weider a été créée il y a quatre ans seulement et déjà, onze doctorats et quatorze maîtrises ont été complétés sur la période napoléonienne, ce qui porte à quatre-vingt-cinq le nombre de diplômés de l’Institut. En outre, dix-huit étudiants font présentement des recherches sur Napoléon. On peut donc s’attendre à ce que l’Institut décerne son centième diplôme dans un avenir rapproché.

 

Grâce à la Fondation Ben Weider de l’Université d’État de la Floride, la recherche et l’intérêt pour les études napoléoniennes ont connu une recrudescence. Bien que de très nombreuses publications existent dans ce domaine, Ben Weider a permis à de jeunes érudits d’étudier et de fouiller toute une gamme de sujets jamais étudiés auparavant. En fait, il a aidé à perpétuer l’étude de l’histoire napoléonienne en apportant une aide financière à de futurs érudits qui écriront sur cette période et l’enseigneront au cours du vingt et unième siècle.

 

Dr. Donald D. Horward

 

Professeur d’histoire à la chaire Ben Weider d’histoire napoléonienne, professeur distingué, directeur de l’Institut d’études napoléoniennes et d’histoire de la Révolution française de l’Université d’État de la Floride, le Dr Donald D. Horward a rédigé trente monographies sur la période napoléonienne ou collaboré à leur rédaction ; et il a publié plus de 50 articles sur le sujet. Il a en outre été invité à plus de 200 reprises à prononcer des conférences et des allocutions dans diverses institutions de haut savoir en Europe et en Amérique du Nord.

 

Ayant occupé treize chaires universitaires, il a fait découvrir les études napoléoniennes à plus de 16 000 étudiants universitaires et dirigé quatre-vingt-cinq étudiants à la maîtrise et au doctorat. Son travail a été récompensé par six prix universitaires soulignant l’excellence de son enseignement. Il dirige présentement dix-huit étudiants au doctorat. Il a mis sur pied un fonds documentaire sur la Révolution française et la période napoléonienne à l’Université d’État de la Floride, fonds qui compte 18 000 titres. Il a organisé huit conférences internationales sur cette période.

 

On ne compte plus les distinctions qui lui ont été décernées : Chevalier (1984), Officier (1992), puis Commandeur (2001) de l’Ordre des palmes académiques; U.S. Army Outstanding Service Award (1987); membre de l’académie d’histoire du Portugal (1991); Ordre d’Infante Dom Henrique [prince Henri le Navigateur] (1992); Légion du Mérite de la Société internationale napoléonienne (1997). Enfin, il a été nommé John-Elting Scholar par la Napoleonic Alliance (2002) en plus d’être fait Chevalier de la Légion d’honneur (2002).

 

 

 

LIRE ÉGALEMENT SUR LE MÊME SUJET

La SNI encourage les étudiants à poursuivre leurs recherches sur l'histoire napoléonienne - Nouveau Forum des Étudiants

 

NOUVELLES DE LA FLORIDA STATE UNIVERSITY: Un Aperçu sur l’année universitaire 2011-2012 du Département d'Histoire de Napoléon et la Révolution Française - par Rafe Blaufarb, chercheur émérite et Directeur de l'Institut Ben Weider

News of the Institute on Napoleon and the French Revolution
during the 2012-2013 academic year
- By Rafe Blaufarb, FINS