Les témoignages rendus à Monsieur Weider sont publiés au fur
et à mesure que nous les recevons de leur auteur.


The tributes are posted by order of receipt (first come first posted)

 

 

   
DÉJÀ SIX ANS !

 

            Il y a très exactement six ans (déjà six ans !) nous quittait notre ami et mentor Ben Weider.

Dire qu’il nous manque est un doux euphémisme. Par l’intermédiaire de la Société Napoléonienne Internationale, nous nous efforçons de poursuivre une de ses plus belles œuvres : défendre la mémoire de l’Empereur Napoléon 1er – trop souvent salie, même par des spécialistes français auto-proclamés du 1er Empire – et faire découvrir au grand public la vérité sur le décès de l’Empereur, mort assassiné par empoisonnement ! Mais la tâche nous paraît bien difficile, presque insurmontable, tant nos ennemis sont nombreux et puissants. Avec Ben à nos côtés, nous nous sentions la force de déplacer des montagnes. En son absence, nous nous trouvons comme diminués, voire amputés d’une partie de nous-mêmes. Cependant, il nous semble entendre sa voix qui, de l’au-delà, nous soutient encore de ses encouragements. Car « il n’est rien de caché qui ne sera connu » et il est bien certain qu’un jour, les mensonges finiront par succomber devant l’éclat de la vérité.

 

            Pour dire quelques mots sur notre cher disparu, il est inutile de discourir longuement sur l’homme extraordinaire qu’il était. Les faits parlent d’eux-mêmes, ils brillent comme le soleil…   

Rappelons, seulement, qu’il fut un des artisans de la paix dans le Monde. Bien qu’étant d’origine juive, il n’avait pas hésité à offrir un gymnase à la communauté palestinienne. S’il n’y avait, ici-bas, que des hommes à son image, notre Terre ressemblerait à un véritable paradis…

Nous ne reviendrons pas non plus sur les innombrables distinctions et autres décorations, amplement méritées, qui lui furent décernées tout au long de sa vie. Il est une médaille, cependant, dont il fut particulièrement fier : celle de Chevalier de la Légion d’honneur, une décoration créée par… Napoléon 1er ! Et contrairement à beaucoup de « personnalités » qui reçoivent aujourd’hui cette décoration sans véritablement la mériter, Ben, quant à lui, en était particulièrement digne. Du reste, si l’Empereur était toujours de ce monde, il aurait lui-même décroché la prestigieuse médaille de son habit pour l’accrocher personnellement sur la poitrine de Ben Weider.

Ben Weider, O.C., C.StJ, C.Q., Ph.D.


Enfin, souvenons-nous de toute la bienveillance (et du dévouement) que Ben avait à notre égard. Ainsi que nous l’a rappelé Rowayda, il avait lui-même vérifié chaque médaille d’honneur des compagnons de la SNI avant de nous les expédier, les manipulant comme s’il avait voulu y insuffler un peu de son esprit et de son amour.

Et encore quelques jours avant de mourir, il avait pris la peine d’écrire, de sa main, un petit mot à chacun de nous pour nous présenter ses vœux à l’occasion de la nouvelle année à venir.  

 

            Notre reconnaissance envers ce grand homme nous pousse donc, aujourd’hui comme dans les années futures, à honorer perpétuellement sa mémoire. Il en va même de notre honneur ! Or, quel meilleur moyen de l’honorer que celui de continuer inlassablement son combat ? Pour ce faire, il existe un moyen tout simple : faire vivre la SNI par nos écrits et faire reconnaître la thèse de « l’empoisonnement de Napoléon 1er » (seule thèse valable puisque démontrée par des preuves scientifiques) par le plus grand nombre.
Je le répète donc à mes amis de la SNI : l’écriture est une arme redoutable dont vous avez le devoir sacré de vous munir pour poursuivre l’œuvre impérissable de notre cher disparu.
Soldats de la Vieille Garde : A vos plumes !

 

                                                                           Pascal Cazottes, FINS

 

 


Hommage à Ben Weider

du Général Michel Franceschi

C’est avec une indicible émotion que je m’associe à la commémoration du sixième anniversaire de la disparition de mon grand ami Ben Weider.


Lors de son décès brutal, j’avais intitulé mon hommage « Mort d’un géant ». Le temps écoulé n’a fait que conforter mon jugement sur cet homme d’exception, foudroyé la plume à la main pour la défense acharnée de la mémoire de Napoléon 1er. Autant dire qu’il est tombé l’arme à la main au champ d’honneur de l’épopée impériale.


Géant, Ben le fut en effet par ses éminents mérites civils et militaires qui lui valurent les plus hautes distinctions honorifiques de son pays.


Géant, Ben le fut surtout par son incomparable rayonnement mondial, professionnel et éditorial. Ses nombreux ouvrages ont été traduits dans le monde entier. La France lui avait décerné la croix de chevalier de la Légion d’Honneur.


Géante fut notre amitié fusionnelle. Dès notre rencontre en 2003, il souhaita spontanément ma participation à son œuvre napoléonienne comme « conseiller historique spécial ». La prolifique collaboration de cinq années qui suivit à la Société Napoléonienne Internationale forgea la plus chaude des amitiés qu’exprime la photo jointe prise en Normandie en juin 2004.

Nos deux noms sont à jamais unis dans l’ouvrage « Napoléon défenseur immolé de la paix », publié en France en 2007 et traduit aux États-Unis, en Russie, en Inde, en Corée du Sud et bientôt aux Pays-Bas. En point d’orgue, j’ai pu obtenir du Président de la République Française Nicolas Sarkozy sa promotion au grade d’officier de la Légion d’Honneur. Elle n’a pu, hélas, se concrétiser qu’à titre posthume à quelques jours près. J’ai ainsi été frustré de l’immense joie de lui épingler moi-même la médaille sur sa poitrine. J’ai néanmoins tenu à adresser à sa digne veuve Huguette la décoration dans un coffret souvenir.

 


En couronnement de mon hommage, j’ajoute la copie de la décision présidentielle.

 

 

 

Je n'ai pas connu M. Ben Weider. Je ne l'ai hélas pas rencontré. Pourtant, je lui dois tellement comme beaucoup d'entre nous. Toutes mes distinctions honorifiques napoléoniennes et évidemment les autres, il en est à l'origine et je ne serai jamais assez prolixe en mots pour lui exprimer toute ma reconnaissance.


En 2007, je prenais contact avec l'International Napoleonic Society pour la première fois. Tout de suite, mon travail a été pris en considération. Je me souviens de la joie que j'ai ressentie alors de voir mon premier texte publié sur le site Internet de cette société. Tout de suite également, suis-je devenu un Fellow de l'INS, honneur indicible s'il en est qui prenait toute sa valeur à mes yeux. Je me souviens de la joie que j'ai eu à annoncer la nouvelle à mes parents.


Quelques années après, lorsque j'ai entrepris mon voyage en Histoire de la médecine napoléonienne, M. Weider et l'INS ont été encore là pour m'accueillir et me permettre de m'exprimer en toute liberté. Lui et Rowayda, sa fidèle complice, m'ont écouté et reçu avec la plus grande chaleur, la plus grande confiance. Ce qui est concevable au Canada, ou tout du moins auprès de la société philanthropique de M. Weider, l'est beaucoup moins en France où l'austérité règne souvent, où des personnes bien établies s'octroient des monopoles et empêchent la création, l'innovation qui les gênerait ou les remettrait en cause. Dès qu'un jeune arrive, les mêmes s'emploient à détruire l'originalité et la construction dès lors que l'allégeance à leur autorité n'est pas souscrite. J'ai la chance de pouvoir attester, dans mon parcours, qu'il existe malgré tout des hommes exceptionnels qui ne sont pas comme ça et vous tendent la main dès lors qu'ils estiment que vous en valez la peine, mais il faut bien admettre qu'ils sont rares et font souvent l'objet de rencontres fortuites.


Ainsi, en est-il notamment du monopole français de la Fondation Napoléon qui ferme la porte systématiquement à tout historien en provenance de l'International Napoleonic Society comme si elle était l'unique récipiendaire autoproclamé du savoir napoléonien, ce qui n'a jamais été stipulé nulle part.

 

M. Weider n'a jamais été comme ça. Il encourageait l'originalité, l'innovation, la création. Il n'y a qu'à voir ce que sont devenues ses collections napoléoniennes personnelles. Il a mis sa société au service de la construction offrant ainsi une tribune à des auteurs inconnus qui ne le sont plus restés longtemps par la suite. Chose extraordinaire dans son désir d'aider ces auteurs et de véhiculer un savoir, c'est la gratuité dont il a entouré sa société permettant à toutes les personnes de bonne volonté d'oublier les difficultés inhérentes au manque d'argent plaçant ainsi tout le monde sur un même pied d'égalité. Voilà, M. Weider, je ne vous oublie pas. On ne vous oublie pas. Je ne vous ai pas connu et, pourtant, vous faites partie de mon quotidien depuis tant d'années maintenant.

 

Vous me manquez. Vous nous manquez. Tous, au côté de notre nouveau président David Markham, nous nous efforçons de survivre à votre mémoire et d'en perpétuer avec la plus grande fidélité le message, l'honneur et les valeurs.


Merci pour tout M. Ben Weider!

 


Dr Xavier Riaud, FINS, Member of Honour of the INS, Legion of Merit of the INS DDS, PhD in History of Sciences and Technics, Laureate and Associate member of the National Academy of Dental Surgery, Free member of the National Academy of Surgery.
 

 

 

 


BEN, IN MEMORIAM

JEAN-CLAUDE DAMAMME, REPRÉSENANT POUR LA FRANCE
DE LA SOCIÉTÉ NAPOLÉONIENNE INTERNATIONALE


 

 

ILS ÉTAIENT INSÉPARABLES

 

IL Y A SIX ANS, MOURAIT BEN WEIDER, PRÉSIDENT-FONDATEUR DE
LA SOCIÉTÉ NAPOLÉONIENNE INTERNATIONALE,
IL ÉTAIT MON AMI. JE ME SOUVIENS.

 

17

Octobre 2008.


Cette date, je la rappelle simplement pour mémoire, car tous ceux, et ils étaient nombreux, qui le connaissaient bien, n’ont jamais oublié ce jour – c’était un vendredi – où Ben, pour la première fois de sa riche vie, a déserté.


Cela lui ressemblait si peu que nous en sommes restés « sur le flanc ». Que l’on me pardonne cette facilité de langage.


À la stupéfaction de tous ses amis – de ses « meilleurs ennemis » des milieux napoléoniens aussi sans doute, qui l’espace d’un instant, ne manquèrent pas de l’auréoler – le président-fondateur de la Société Napoléonienne Internationale de Montréal quittait un monde dont il n’est pas hasardeux d’écrire – il suffisait de le bien connaître, c’est mon cas – qu’il avait contribué à rendre un peu meilleur. Comment, en effet, oublier ce geste hautement symbolique que lui, Juif, fit en faveur des Palestiniens (ils ne furent pas les seuls à profiter de sa générosité) en leur offrant un magnifique gymnase ?


Mais la tâche était si vaste…


C’est sans précautions épistolaires que j’ai appris la triste – vocable bien faible – nouvelle : via un moteur de recherches, qui citait des journaux de Montréal. J’ai conservé ces messages.

Comme j’ai également conservé le dernier qu’il m’ait adressé – c’était le 6 octobre. Il me faisait part de sa joie à la lecture des dernières statistiques des visites du site de la SNI :

Mon cher ami Jean-Claude,
Je suis fier de vous informer que selon les statistiques du site Web pour le mois de septembre, le nombre de visiteurs a atteint les 270 883 visiteurs de 144 pays.
C’est la meilleure preuve que notre société est appréciée par le public.
J’espère que cette information vous fera plaisir.

Bien que les dates anniversaires soient propices à ce genre d’exercice, je ne veux pas me lancer dans une prosopopée pompeuse ; Ben n’a nul besoin d’un tel verbiage.


Pas plus que je ne vais étirer ici la litanie de ses innombrables distinctions. Je ferai cependant, parce que je sais ce que cela représentait pour lui, une exception : cette Légion d’Honneur dont il était si fier, et qui récompensait une vie vouée à la défense de Napoléon.


Pour le reste, cela est ou sera dit et écrit par d’autres.


Je préfère donc citer une anecdote qui m’a révélé quel homme était Ben.


Un jour que nous discutions, je lui ai demandé comment lui était venue cette admiration passionnée pour Napoléon. Je retranscris la réponse qu’il me fit.

« PÈRE, JE TE PROMETS  »

Je me souviens, me raconta-t-il, d’un jour de l’année 1933, à Montréal.


Dans une chambre bien austère : un lit, une armoire, un minuscule bureau, je revois mon père. Il était assis dans un fauteuil, face à l’unique fenêtre, par laquelle on apercevait un jardinet, situé derrière la maison.


Près de la silhouette immobile, se tenait un gamin de neuf ans, silencieux et attentif. Ce gamin, c’était moi.


Difficile comme celle d’un asthmatique, mais ferme cependant, la parole de mon père montait dans la pénombre paisible.


« Ben, tu m’as souvent entendu évoquer devant toi l’empereur des Français, Napoléon 1er, et tu ne me comprenais guère. Pourtant, même si tu n’en discernes pas encore la raison, je veux que tu me fasses la promesse solennelle de faire tout ce qui sera en ton pouvoir pour défendre son honneur et dissiper les calomnies et les mensonges que l’on a répandus sur son compte. »


La voix s’éteignit un instant, puis, me regardant, il ajouta :

« N’oublie jamais que, sans l’empereur Napoléon, tous les Juifs d’Europe auraient été exterminés au cours du 19è siècle. Je ne suis pas en bonne santé, tu le sais, alors promets ! »


L'IMAGE QUE JE GARDE DE NOTRE AMI BEN

Je ne savais rien, ou peu s’en fallait, de ce Napoléon, qui faisait parler avec autant de chaleur mon père, ordinairement peu disert.

Cependant, je savais déjà que je tiendrai parole. Par affection et par respect pour cet homme pauvre – mon père travaillait en usine ; la vie était âpre pour les immigrants – qui, malgré des crises d’asthme aggravées par des complications cardiaques, travaillait sans répit pour assurer le nécessaire à sa famille, et qui nous répétait souvent que « rien dans la vie n’est plus important que le respect des autres, quelles que soient leurs idées, religieuses ou politiques ».

J’avoue que cette confession et cette demande surprenante de mon père m’avaient ému ; j’avais confusément conscience qu’il me fallait prendre un engagement moral. À neuf ans !


Alors, prenant sa main reposée sur le bras du fauteuil, je me suis penché vers mon père, et je lui ai dit simplement :


« Père, je te promets solennellement de faire ce que tu me demandes. »


Le 17 octobre 2008, lorsqu’il s’en est allé, Ben avait honoré, et bien au-delà, la promesse qu’il avait faite à son père soixante quinze ans auparavant.


Cela s’appelle Fidélité et Honneur. C’est, à l’ordre près, la devise de la Légion Étrangère.


Tout Ben tient dans ces simples mots.

 

 




Ce dimanche 27 juillet 2008, notre voiture de location s’arrête à 10 heures 15 devant des bureaux d’une banlieue de Montréal. Arrivés la veille de France, nous partons dans l’après-midi vers le Québec, la Gaspésie, avec un but final le rocher Percé et l’île de Bonaventure.


À cet instant je suis à la fois heureux, mais aussi très tendu… En effet, nous avons rendez-vous  à 10 heures 30 avec Monsieur Ben Weider, personnage reconnu sur la scène internationale comme co-fondateur, avec son frère Joe, du IFBB (International Federation of Body Builders), mais aussi comme très illustre défenseur avec le Suédois Sten Forshufvud, de la théorie selon laquelle Napoléon a été empoisonné, théorie sévèrement critiquée par les historiens, notamment le Français Jean Tulard... Cet homme a su bousculer son agenda pour nous recevoir et passer un moment avec nous, un dimanche matin !


Monsieur Weider arrive quelques minutes plus tard, nous salue et dit, mi-amusé : « Vous êtes à l’avance… », lui-même ayant toujours le souci de la ponctualité, même pour recevoir un dimanche matin cette famille française…

 


Cette rencontre nous offrira deux heures de réel bonheur : gentillesse extrême, grande disponibilité, calme olympique et humour se dégagent naturellement de cet homme.


Montrant un tableau représentant l'Empereur et ses troupes devant Moscou, il nous dit, avec un brin de malice "Sur ce tableau, Napoléon porte mon chapeau...", faisant illusion au chapeau de l’Empereur de sa collection personnelle. Les anecdotes se succèdent, notre hôte nous livrant statistiques de visite du site de la SNI, courriers divers, ou encore rapport d’analyse de cheveux de Napoléon par un laboratoire du FBI… Il dit alors à mon épouse "Vous ne quitterez cette maison que quand vous serez persuadée que Napoléon a bien été empoisonné ! "


Le temps passe, hélas, beaucoup trop vite… Il faut se séparer, se promettant de se revoir l’année suivante en Europe, pour l’inauguration du monument commémoratif de la bataille de Ligny que Monsieur Weider a généreusement financé.

 

Bien sûr cette deuxième rencontre n’aura pas lieu, Monsieur Weider nous quittant le 17 octobre suivant, quelques jours avant l’ouverture de l’exposition permanente de la collection qu’il a léguée au Musée des Beaux-arts de Montréal.

Seul reste le souvenir des deux heures passées avec cet homme extraordinaire, au sourire doux et au regard amusé.



Monsieur Ben WEIDER, dans ses bureaux de Montréal.
Sur cette photographie, il pose devant la toile
d'Ernest Crofts "Le dernier assaut, Waterloo, 1895".

 

Pierre MIGLIORINI, FINS
Membre d’honneur de la SNI.

 

 

 

In Memoriam
Ben Weider

 

Dear INS Fellows and Friends,

On October 17th we commemorate the 6th anniversary of Ben Weider’s death. Ben was a dear friend to all of us as well as to the Emperor and the pursuit of truth in history. He was also a good personal friend to me and very few days go by that I do not entertain fond memories of our years together. In addition to all else, Ben was a delightful human being, kind and generous with a great sense of humor, and loyal to his friends, as I can personally attest.

Ben was well known for his work on the thesis that Napoleon was poisoned, and his work in that area was of singular importance and set the stage for the debate that followed. But he also researched and wrote about Napoleon’s commitment to religious tolerance, especially regarding the Jews.  Before he died we were planning to research and publish a booklet on Napoleon’s fight against the Inquisition, and I still hope to complete that project in the future.

But Ben’s primary Napoleonic legacy is the International Napoleonic Society. Our society recognizes Napoleonic scholarship around the world, regardless of its particular point of view. What mattered to Ben, to me and to all of our scholars is that any research follow rigorous academic standards. To that end, we give literary awards and the Legion of Merit, and publish the only English language academic journal dedicated to Napoleonic history. Countless scholars have attended our International Napoleonic Congresses held throughout the world and have been exposed to a wide range of research and had the opportunity to meet other scholars and to visit major Napoleonic sites and museums. Through Ben’s generosity, the INS continues to thrive and to give scholars and students exceptional opportunities to augment their work and studies. As we remember Ben and all that he has meant to us, I also want to take the opportunity to thank you for all the support you have given me as I work to continue Ben’s vision, extend his legacy and promote the important history of the Emperor.

President David Markham

 

 

 

J. David Markham
INS President
Knight of the Order of the French Academic Palms


 



Remembering Ben Weider

 

In July 2004, Ben Weider and I exchanged our first e-mail. Soon after, Ben kindly delivered - through trans Atlantic air mail - a package filled with interesting documents, mainly his conferences in print on Napoleon Bonaparte and the poisoning of the Emperor. In my search for «Napoleonic truth» I finally had the feeling that my ship had reached its destination, Ben pointed me the way.


We subsequently wrote each other through e-mail or letter, when a year after our acquaintance, we decided that I would translate one of his books - Napoleon, the man who shaped Europe - into the Dutch language. He was thrilled, to quote his very own words back then, when I had the pleasure of telling him that I had found an editor willing to publish the future translation. The years that followed, showed Ben's interest in our joint adventure, delivering me with photographs for the book or making adjustments together.

President Weider also introduced me to some very nice and distinguished people, like Jean-Claude Damamme, Renée Casin, General Michel Franceschi, John Tarttelin, Bert De Jong and Rowayda Guirguis.


Ben demonstrated his concern for Belgian (Napoleonic) heritage writing to officials in my country in order to preserve a farm which had been witness to the battle of Quatre-Bras, the 16th of June 1815 - two days before the one at Waterloo. An issue which at present, is still not decided on. In fact, our final communication was on this subject, in September 2008.



I still regret that I was not granted the chance to offer the finished translation of his book in person to him. It would have been such a joy, but Ben died before the book was completed. A few years later it was published and Ben was not there.


Just before the summer of 2009, in the Belgian village of Ligny (the 16th of June 1815 - Napoleon's last victory) one unveiled  a plaque to commemorate the soldiers of the Emperor, a gift from Ben Weider. It would have been a wonderful opportunity to meet him.


Sometimes I wonder if I should have gone to Canada years ago, how things would have turned out? I still hope to travel to Canada one day, to meet those who were dear to him, to visit his exhibit in the Montréal museum of Fine Arts, ...


My hope remains that the SNI/INS, which he founded in 1995, will continue in his spirit. More in particular the defense of the theory, we may say fact by now, that Napoleon was deliberately poisoned on the island of Saint Helena. Ben Weider and Sten Forshuvud, who died in 1985, did so much to establish these scientifically proven findings (facts), that one must be very careful not to let all this work be in vain, as Jean-Claude Damamme can well testify. In these lines one can find the objectives for the SNI/INS during the years to come. Together with General Michel Franceschi I am currently working on a planned Dutch translation of the book «The wars against Napoleon, debunking the myth of the Napoleonic wars», another tribute to Ben Weider and his accomplishments.


I would like to conclude with a line from one of Ben's secretaries, Jinny Addesa. It was written to me a few days after Ben had passed away in those sad and dark October days in 2008, and I was very much touched by it. «Tim, Ben enjoyed his friendship and communication with you very much.»


Tim Van Dyck, Belgium.

 

 


"FOND MEMORIES OF BEN WEIDER


I shall never forget  Ben Weider's kindness and consideration. Without Ben's help and encouragement I would never have written my first book about Napoleon. It was Ben's invitation to join the INS/SNI in 2008 that opened up a whole new world to me. I realized that there were many people who thought the way I did about Napoleon and thanks to the INS/SNI website a whole new audience beckoned.

Above all else it was Ben's interest in me as a person as well as a scholar that endeared him most to me. No  matter how busy he was nor how important were some of the people and groups he dealt with, he never  forgot people like me, the smaller cogs in the INS/SNI machine.  He e-mailed me every week and was always concerned with how I was and with what I was doing. I shall always treasure the two phone calls I had with him and although I only knew him for a few short months, he became one of the most important people in my life and one of the most influential.

Fare thee well, Ben - in fond memory.

John Tarttelin, FINS